Coupe du monde 2026 :Quel bilan pour l’Afrique ?
28 juillet 2026Le dimanche 19 juillet 2026, les lampions se sont définitivement éteins sur la coupe du monde avec le sacre de l’Espagne qui est venu à bout de l’Argentine après 120 minutes de jeu. Au terme de cette coupe du monde, il est temps de dresser un bilan exhaustif des représentants de l’Afrique dans ce mondial américain.
Parti pour être une grande promesse pour le football africain, cette coupe du monde est finalement devenue un fiasco pour l’Afrique.
Au début de la compétition, dix pays africains étaient engagés : l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, la République Démocratique du Congo, le Sénégal et la Tunisie.
Après la phase de poule, seul la Tunisie n’a pas accédé au second tour c’est-à-dire aux 16e de finales. En soi, pour les pays africains 9 pays sur 10 au second tour d’une coupe du monde relevait d’un exploit. Finalement, seuls l’Égypte et le Maroc ont accédé aux 8e de finales avec les prestations décevantes du Sénégal et de la RDC. Le Maroc seul représentant africain en quart sortira éliminé par la France.
Sur le plan comptable, les pays africains c’est 39 buts marqués pour 52 encaissés au total.
Néanmoins, il y a quelques raisons de se réjouir. Principalement pour le Maroc qui est devenu la première nation africaine à atteindre deux fois les quarts de finale d’une coupe du monde ; et ce d’affilé. On peut aussi se réjouir des pays comme le Cap-Vert, la RDC et la Côte d’Ivoire qui sont le pays ayant le moins participé aux phases finales de coupe du monde et qui pourtant, ont su se hisser au second tour.
Le plafond de verres
Hélas, il ressort de cette coupe du monde que, l’Afrique n’a toujours pas pu briser le plafond de verres qui est les quarts de finales. En plus de 60 ans d’existence, en 23 éditions, un seul pays africain a joué les demi-finales. Cela est symptomatique du mal être. On ne peut plus se contenter de célébrer les qualifications au second tour. Nous devons viser la victoire finale et cela n’est absolument pas impossible. Bien au contraire.
Les équipes nationales africaines ne manquent pas de talents, mais bien souvent, de politique sportive claires, d’encadrement adéquat. Cela se vérifie par toutes les polémiques autour des sélections sénégalaises et tunisiennes.
On s’est un peu trop réjouit de la qualification au second tour de 9 des 10 pays engagés et cela peut bien être l’arbre qui cache la forêt. Il ne faut pas oublier que 8 meilleurs troisièmes étaient pris pour le second tour, donc, mathématiquement il suffisait de gagner un match et on était presque sûr d’être au second tour. Et une fois au second tour, le niveau allait forcément monter, et c’est là que nous étions perdus.
Nous avons encore quatre ans pour préparer au minimum 9 représentants à la conquête du saint graal. Pour cela, il faut absolument que les dirigeants du football africain ne posent aucune limite et travaillent pour aller gagner le mondial.
Gilles Youbi, stagiaire(Le Point)

