Kidal : La ville se vide !
4 juin 2026Après quelques semaines d’observations, d’attente et de patience pour comprendre le comportement des nouveaux maîtres des lieux, les populations de la ville de Kidal commencent à manquer de denrées de première nécessité. Elles n’ont d’autres choix que de se chercher ailleurs, soit à Gao ou en Algérie. Dans les deux cas, la route est périlleuse.
« Les populations civiles de Kidal ont préféré, après quelques semaines de patience, se mettre à l’abri quelque part pour une vie plus tranquille et pacifique pour leurs familles » affirmait une source locale sur place. Les premières semaines de présence des terroristes du JINM et du FLA étaient caractérisées par des pillages ; d’exactions ; de viols collectifs et de menaces extrêmes. Les nouveaux maitres sèment la terreur et promettent l’enfer aux populations en lieu et place du paradis dont ils affirment avoir la clé. En effet, depuis l’occupation de la ville par les terroristes du JNIM et du FLA, les populations de la ville de Kidal et leurs biens sont sévèrement menacés par « cette horde de terroristes ». Depuis l’occupation de la ville de Kidal, les terroristes n’ont rien laissé à la dignité humaine des populations de la ville. Les extraits de vidéos, les images et les témoignages anonymes ont défrayé largement la chronique durant plus de deux semaines. Les populations en particulier les femmes et les filles ont subi tout ce qui humilie et bafoue la dignité humaine. Face à toutes ces violations graves, les organisations de défense de droits de l’homme semblent devenir aveugles et muettes. A quoi sert de chercher l’indépendance pour des populations que vous êtes en train de piétiner, piller et violer ? la question reste posée. Comme écrit dans les saints, ces terroristes « disent ce qu’ils ne font pas et ils font ce qu’ils ne disent pas. » Après que les populations ont compris leur vraie intention, elles leur laissent la ville et ses environs en attendant le retour effectif de l’Etat-une situation dont elle espère ne durera pas dans le temps car, comme les autres Maliens, les populations de Kidal savent que : « rien ne vaut que d’être chez soi ». Pauvres populations qui, à chaque décennie, sont confrontées à des situations déplorables à cause de la mauvaise intention des soi-disant défenseurs de leur cause. Un autre danger guette les populations qui ont pris le chemin de l’exode : les mines posées par les terroristes. Un observateur ajoute que « s’il reste un peu de compassion et d’humanité dans vos cœurs, faciliter leur la sortie et veuillez désactiver les différentes mines frelatées que vous avez placées par ci par là sur le chemin quittant Kidal ».
En effet, les groupes terroristes dans leur agenda meurtrier ont placé des engins explosifs un peu partout sur les voies principales et autres chemins stratégiques permettant de quitter la ville afin d’éviter que l’armée malienne et Africa Corps ne les surprennent. « Les terroristes malgré les soutiens médiatiques, n’ont pas la capacité et le courage de combattre face à l’armée ». D’ores et déjà, depuis qu’ils ont occupé la ville, ils n’ont pas connu la paix et la tranquillité. Leurs positions stratégiques ont été localisées et bombardées par l’aviation malienne et leurs alliés. Les FAMAs et Africa Corps ne leur font pas de cadeaux. Selon un confrère de la presse internationale, dans cette guerre, « les russes frappent, répliquent, s’accrochent, la guerre pour l’Afrique de l’ouest est loin d’être terminée ». Il ajoute que le message des autorités russes est clair « le Mali ne sera jamais une nouvelle Syrie ». Les FAMA et leurs partenaires sont déterminés, engagés et pleinement mobilisés face aux défis sécuritaires, leur résolution reste intacte. « Par la discipline, la stratégie et la persévérance, nous vaincrons » dit-on dans les rangs de l’armée.
La particularité des terroristes du JNIM et du FLA est qu’en réalité, ils sont composés de mercenaires venus de partout afin d’attaquer les points stratégiques et d’affaiblir l’Etat malien afin de prendre le pouvoir et le remettre à des personnes et des personnalités plus dociles à leurs maitres à l’Occident et à la France. Plusieurs sources ont révélé la multitude des nationalités qui ont participé à l’attaque du 25 avril 2026. Cela démontre que ce sont les terroristes mais plutôt des mercenaires qui ont été formés par des instructeurs occidentaux. On parlait d’au moins 12 000 combattants parmi lesquels des instructeurs polonais, ukrainiens et français. « Ils n’auront pas la chance de retourner chez eux vivants » affirmait un citoyen malien. Pour ce dernier, leur objectif ne sera jamais atteint car le Mali ne tombera jamais entre les mains de la France. « Le Mali ne sera jamais une terre abandonnée aux calculs obscurs, ni une répétition du chaos orchestré en Syrie ».
La bataille ne fait que commencer
Les terroristes pensaient que leurs actes du 25 avril était la fin de la guerre et que la victoire leur sera assurée. Erreur ! dans la stratégie de la guerre, le repli tactique en fait partie. C’est une manière pour l’armée et son allié russe d’éviter des pertes massives des populations civiles lors des combats. « La vraie bataille ne fait que commencer ». Déjà, le commandant en chef de l’opération DOUGOUKOLO, le général Massaoulé SAMAKE a promis de fêter la tabaski dans la ville de Kidal. « Il tiendra sa promesse », martelait un citoyen. Ce dernier est connu pour sa bravoure et sa détermination à relever les défis sécuritaires. Il l’a démontré lors de la reprise des régions du Nord et l’incursion des djihadistes dans la ville de Gao. « Aucun d’entre eux n’est sorti vivant. Lui et ses hommes ont pris le soin de tout nettoyer au propre avant de replier avec armes et bagages pour le camp. C’est la dernière fois que les terroristes ont essayé de s’infiltrer dans ville ». Les archives audiovisuelles gardent encore des témoignages pour l’histoire. Sur le théâtre des opérations, lui et ses hommes sont en train de faire une avancée fulgurante en collaboration avec les éléments d’Africa Corps pour honorer la promesse tenue. « Les terroristes, leurs soutiens et tous ceux qui misent sur l’affaiblissement de l’État comprendront qu’on ne défie pas impunément l’autorité d’une nation organisée, résolue et debout ».
Boncane Maïga


