Imminence d’un remaniement ministériel : Deux ministres sur la sellette, un troisième devrait changer de poste ?

Imminence d’un remaniement ministériel : Deux ministres sur la sellette, un troisième devrait changer de poste ?

18 février 2022 0 Par Mali Scoop

Malgré le calme relatif dû à l’engagement  du gouvernement en place, il y a des signes qui laissent entrevoir un remaniement ministériel. Une hypothèse qui se confirme de plus en plus.

On ne sait quand mais, selon nos informations, un remaniement ministériel interviendra dans les  semaines à venir. Dans ce futur nouveau gouvernement, les places, nous dit-on, seront limitées et les inactifs seront mis sur le banc de touche. C’est d’ailleurs une des conclusions des ANR qui a souhaité  que le nombre de ministres soit limité. L’inefficacité de certains ministres qui, depuis leur nomination sont invisibles ou plutôt cachés à l’intérieur de leur bureau soit par incompétence ou par paresse, peuvent couler tel un navire. Pour ceux-ci, être ministre c’est se reposer et profiter largement des zèles du pouvoir.

Le premier est handicapé par sa méthode de travail. Parmi les deux ministres sur la sellette, on peut citer celui du commerce et de l’industrie. Il affiche son incapacité à faire respecter ses décisions avec les sanctions de la CEDEAO qui ont fait grimper les prix des denrées de premières nécessités. Ces mesures se sont limitées à de simples communiqués sans effet réels. Les commerçants dont la plupart sont des usuriers qui fixent le prix qu’ils veulent à leurs marchandises font la fête. Quitte aux consommateurs d’acheter à prix d’or leurs marchandises ou de mourir car, le besoin est pressant et il faut absolument le satisfaire à l’immédiat. Pendant ce temps, le même ministre, lui, ne sent point le poids de la cherté de la vie. Cette situation ne suffit-il pas pour qu’il prenne le problème à bras-le corps comme ses paires de certains départements. La responsabilité exige une certaine rigueur et moins de sentiments et de ressentiments. Il a beau fait des sorties médiatiques, sa gestion de l’harmonisation des prix en cette période de crise est loin d’être efficace. La réalité quotidienne des consommateurs le prouve. Il est donc en mauvaise posture et peut-être à priori éjecté de son fauteuil au prochain remaniement.

Le second est moins visible malgré la présence d’Hercule. Il s’agit notamment du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Pour son cas, ce n’est pas l’incompétence ni de manque d’initiatives, mais plutôt la communication très moribonde de son département. Le département est totalement dans l’obscurité par rapport à ses paires dont la communication reste pour la plupart rayonnante. Une situation qui laisse présager que son département n’existe plus. Pourtant, des actions salvatrices sont réalisées de façon permanente. Depuis la formation du gouvernement Choguel, le département a réalisé au moins une quarantaine d’activités directement ou en partenariat avec d’autres, mais malheureusement toutes se sont passées dans le silence. Pourquoi une telle négligence de la part de la sphère de la communication d’un département aussi important? La question reste pour le moment posée. Ce qui est incontestable est qu’au XXIe siècle, on ne peut pas négliger un levier aussi capital comme la communication dans le dispositif ministériel surtout d’un pays en pleine crise multiforme et multidimensionnelle. Conséquence de cette morosité : le ministre Bakary DOUMBIA est victime collatérale de cet instrument de communication. A part la télévision nationale qui sert de temps à autre de relai, on n’en entend guère parler. Beaucoup de citoyens pensent que le ministère a été supprimé depuis le départ de Mohamed Salia Toure. En un mot, les efforts du ministre passent inaperçus en raison d’une mauvaise communication.

Wagué se dirige vers un autre département ministériel ?

L’homme semble être inconfortable dans son fauteuil. « L’orateur après le coup d’Etat a presqu’avalé sa langue. Karl Marx disait que « ce sont les conditions sociales qui déterminent l’homme »  et de reprendre en disant que ce sont les conditions professionnelles qui déterminent la qualité et le rayonnement d’un homme. C’est le cas d’Ismaël Wagué. Le Colonel ne semble pas à l’aise au poste qu’il occupe. En effet, le département qu’il dirige exige un certain nombre  de compétences qui ne peuvent être acquises en un laps de temps. Un mélange de connaissance radicale des acteurs, des enjeux et historiques de la crise ainsi que les agendas cachés. Tout ne se limite pas à la surface. Certes, c’est un bon pilote expérimenté dans son domaine, le  maniement des aéronefs de transport de troupes et de combats, mais pas dans la gestion de l’administration publique à un poste aussi sensible que la réconciliation. Avec ce poste, il semble être étouffé et a besoin de changer d’air surtout qu’il reste encore du chemin à faire. Dans cette optique, il pourrait rebondir dans des départements juteux financièrement comme celui des mines ou des transports. Lui, qui est considéré comme le cheval de Troie de la transition.

Le Point