Extradition de Damiba : La grosse inquiétude des exilés politiques !
6 février 2026Après l’extradition de l’ex-Chef militaire, Paul Henri Sandaogo Damiba, le 17 janvier 2026, du Togo où il s’était réfugié depuis 2022 suite à sa chute du pouvoir, c’est désormais la grosse panique chez les exilés politiques ayant fui les pays de l’AES pour trouver l’asile dans plusieurs États Africains et occidentaux. Ces derniers n’ont visiblement aucune assurance, car, craignant de se retrouver dans la même situation à tout moment. Leur exile devient encore plus pénible.
Pour ce qui concerne les exilés maliens, nous comptabilisons désormais plus d’une centaine de concitoyens ayant fui le Mali pour trouver refuge dans des États voisins et autres pays européens ou américains. Il s’agit essentiellement d’activistes, communicants, responsables politiques, intellectuels, chefs religieux et opérateurs économiques qui ont littéralement choisi de s’enfuir du pays pour diverses raisons.
Pis, nombreux parmi ces exilés politiques sont manifestement résolus à faire tomber le régime de la Transition en vue de regagner librement le bercail et s’assurer une place de choix dans l’arène du pouvoir. Malgré l’indifférence et l’inaction des tenants actuels de l’appareil face à ces comploteurs extérieurs, leurs initiatives maléfiques ne cessent de se multiplier contre leur propre patrie. Aujourd’hui, avec l’extradition hâtive du Lieutenant-Colonel Damiba vers le Faso par les autorités togolaises pour des complots et autres actes de trahison lui ayant été reprochés, c’est la grande peur du côté des réfugiés politiques de l’AES éparpillés dans plusieurs contrées.
Plusieurs de nos sources indiquent que de nombreux exilés politiques, notamment Maliens et Burkinabés, s’activent en ce moment, soit, à renforcer leur cachette, ou fuir leurs pays d’accueil pour des destinations inconnues où ils estiment être « mieux sécurisés ». Pour ce faire, certains préfèrent désormais se réfugier dans des pays suffisamment éloignés de la zone AES ou totalement hostiles aux choix politiques de la Confédération afin d’éviter tout risque de rapatriement ou extradition.
Pour le cas spécifique des exilés maliens, nombreux parmi eux sont accusés de graves crimes économiques et actes de trahison politique passibles de grosses peines judiciaires. C’est pourquoi plusieurs d’entre eux se voient condamnés à passer le restant de leurs jours en exile, car, devant à tout prix faire face à la Justice d’État dès leur retour sur le sol natal, une épreuve qu’ils ne sont point prêts à affronter.
Le Point


