Coopération et redéfinition géopolitique : Quand l’UE cherche refuge chez l’AES !
6 février 2026Dans une déclaration officielle, la semaine dernière, l’Union Européenne a souhaité coopérer avec les États de l’AES si ceux-ci acceptaient d’ouvrir les voies d’un dialogue propice avec l’institution. Ce revirement de situation intervient dans un contexte géopolitique extrêmement tendu entre l’UE et les USA de Donald Trump qui semble s’être donné comme sport favori d’humilier les pays de l’Europe tout en leur démontrant toute sa superpuissance économique et militaire.
Cette annonce fort surprenante des dirigeants de l’UE, a été accueillie par une bonne partie de l’opinion publique africaine, particulièrement, celle de l’espace AES, comme un certain aveu d’impuissance de l’institution, quand on sait notamment que la majeure partie des puissances européennes n’ont jamais caché leur hostilité à la création de l’alliance confédérale et sont même allées jusqu’à prophétiser que l’AES ne survirait pas longtemps. Certains pays européens, en particulier, la France, avaient jusque-là tout orchestré pour faire échec aux projets politiques et autres choix stratégiques de l’AES qui s’active désormais à réunir les ingrédients de sa souveraineté monétaire.
Pour l’instant, silence radio du côté des dirigeants de l’AES qui, dès l’amorce de leur projet confédéral, n’ont supplier la reconnaissance de personne, à plus forte raison, demander à coopérer avec qui que ce soit, bien qu’ils soient restés ouverts sans arrogance, ni mépris. Depuis la création de l’Alliance des États du Sahel, point n’est besoin de dénombrer toutes les formes de complots savamment ourdis depuis l’extérieur (dont des pays de l’UE) avec l’appui de suppôts endogènes pour barrer la route à toutes les démarches stratégiquement endossées par les 3 régimes militaires. Malgré toutes ces machinations, l’AES est restée droite dans ses bottes.
Selon toute vraisemblance et sur la base de ce qui s’offre comme pertinent objet d’analyse en rapport aux grands défis géopolitiques actuels sur la scène internationale, l’Union Européenne a indéniablement besoin de nouveaux alliés géostratégiques pour, non seulement, assurer ses arrières, mais aussi, parvenir à mieux tenir tête à la menace américaine visant sérieusement à l’affaiblir à des fins hégémoniques. L’UE qui avait pourtant traité l’AES d’organisation fantoche et moribonde, a plus-que-jamais besoin de ses ressources pour maintenir son leadership.
Le Point


