Le CNT du Général Malick Diaw : La plus douloureuse blessure qui fait encore saigner !
30 avril 2025Depuis sa création, le 03 décembre 2020, où a été officiellement publiée la liste nominative des membres qui le composent, le CNT (Conseil National de la Transition) incarne jusqu’à ce jour, la plus pénible désaffection qui fait intérieurement souffrir une majorité silencieuse de Maliens. Au regard de son mécanisme de constitution, dénué de toute transparence morale et représentative, ainsi que sa nature budgétivore, le CNT est aujourd’hui considéré comme le plus gros « désordre institutionnel » de la Transition.
Suite à une série de sondages nouvellement menés par plusieurs baromètres médiatiques à Bamako comme dans les régions du Mali, il en ressort nettement que même pour des partisans fieffés de la transition, le CNT demeure l’organe le plus décrié. Tous y voient quasiment sa « vacuité institutionnelle », sa « non-représentativité politique et sociale » et la « grosse hémorragie financière » qu’il inflige« inutilement » à un pays économiquement affaibli par les impératifs existentiels de l’État. De fond en comble, la majeure partie de l’opinion publique nationale reste indécrottablement hostile au CNT en l’état où il est structuré, et réclame, à la limite, son remembrement. Au pire des cas, sa dissolution pure et simple !
L’excès de communication de certains membres outrecuidants du CNT, sur plusieurs plateformes médiatiques et qui s’avoisine souvent à un verbiage aussi agaçant que révoltant, ne milite pas du tout en faveur de l’assentiment des Maliens. Bien au contraire, ces membres zélés de l’organe législatif, concourent, non seulement, à amenuiser sa respectabilité, mais aussi, ouvrir la voie à un rejet encore plus criant par les Maliens. Des membres très connus de l’institution, sont même allés jusqu’à s’extasier délictueusement à la barbe et au nez des Maliens, en déclarant que rien ne pourra leur arracher leurs privilèges, ni personne ne pourra les enlever de là, car, « le Ciel en a décidé ainsi, n’en déplaise aux méchants». Sacrilège !
C’est véritablement suite à l’annonce officielle des récentes taxations, que l’amertume des Maliens contre le CNT de Malick DIAW, a plus-que-jamais été mise en évidence. Toute la rage viscérale de l’opinion publique malienne, en a été bruyamment manifestée. Quant aux membres de l’organe, ils y ont fait silence radio sans réagir sérieusement à aucune doléance majeure des Maliens vis-à-vis de leur fonctionnement, notamment, la réduction substantielle de leurs émoluments, ainsi que le nombre de sièges. Puisque, techniquement, 50 Conseillers, à la rigueur, peuvent efficacement accomplir les tâches assignées au CNT sans autant de ressources financières, plutôt que tous ces 147 sièges pour des résultats quasi-inexistants.
Pour preuve, suite au Dialogue Inter-Malien, initié l’an dernier par le Président de la Transition et Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goîta, où une frange importante des Maliens ont été largement consultés à travers le pays, une des recommandations appelait clairement à une restructuration du CNT, ainsi qu’à une diminution maximale de son budget de fonctionnement. Mais cette conclusion populaire est curieusement restée lettre morte jusqu’à ce jour, sans qu’aucun détail ne soit communiqué à un peuple assoiffé de transparence. Le CNT, en dernière instance, persiste à être la plus grande douleur saignante des Maliens !


