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	<title>Education &#8211; Mali Scoop</title>
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		<title>Mort Programmée de l’IUG : A qui profite le crime ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 18:35:44 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les années se suivent et se ressemblent à l’Institut universitaire de gestion (IUG). La récurrence des crises est telle qu’il paraît difficile de croire à un concours de circonstances dues au simple hasard. Les enseignants de cette fleur fanée de l’enseignement supérieur au Mali en sont convaincus : un plan diabolique est orchestré contre cet établissement qui a jusque-là fait le bonheur de nombreux diplômés. Contrairement à la plupart des autres établissements d’enseignement supérieur devenus de simples machines à fabriquer des chômeurs. D’où la question : qui seraient derrière ce plan machiavélique de liquidation de l’Institut universitaire de gestion ?</p>
<p>Difficile pour l’instant de répondre à cette question dans la mesure où ce qui arrive à cette école ne saurait être l’œuvre d’une seule personne. Telle la mafia, difficile de coller un visage à un système aux ramifications des plus sournoises. L’ « épicentre » du problème se situe au niveau de l’Unité de formation et de production (UFP) de l’IUG, communément appelée Cours du soir. Qui gêne de nombreux établissements privés, mais surtout dont les fonds colossaux serviraient plutôt une poignée d’individus placés à tous les niveaux de la chaîne hiérarchique. Mais un retour en arrière s’impose pour mieux appréhender cette équation à plusieurs inconnues.</p>
<p>Les cours du soir de l’IUG sont une initiative des enseignants de cet établissement, à la suite  d’une formation au Canada, pays où les enseignants, pour améliorer leur situation financière, avaient la possibilité d’organiser des cours privés dans l’enceinte de leur établissement, moyennant le reversement d’un pourcentage maximum de 20 à 25% à la structure d’accueil pour l’utilisation des locaux. Un peu comme dans certains établissements hospitaliers au Mali où les mêmes faveurs sont accordées aux médecins. Pour les maintenir davantage sur place. La même expérience a été tentée à l’IUG avec beaucoup de réussite. Le besoin était là, de nombreux fonctionnaires voulant poursuivre les études et obtenir des diplômes supérieurs. Le succès fut tel que l’expérience a été étendue à plusieurs régions du Mali (Kayes, Sikasso, Mopti, San, Koutiala) afin de donner les mêmes opportunités aux fonctionnaires de l’intérieur, qui naturellement avaient les mêmes ambitions d’avancer. Une initiative tellement utile et noble ! Mais avec le système universitaire, l’ex Ecole des Hautes Etudes Pratiques (EHEP devenue IUG) a été rattachée à l’USSGB (Université des sciences sociales et de gestion de Bamako). Les problèmes, notamment de retard de paiement des heures supplémentaires et des honoraires (pour les cours du soir) ont commencé. Et se sont même accentués sous l’ancien recteur, Pr Samba Diallo. Cela avait occasionné une grève des enseignants qui avait duré presque quatre mois. Interpellé sur cette grève par les députés, Me MountagaTall, alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, déclarait en substance que les enseignants voulaient privatiser une structure de l’Etat. Ce qui n’était pas le cas. Au contraire c’est plutôt l’Etat qui a nationalisé une structure privée, estiment certains enseignants. Mais là n’était pas leur préoccupation principale. Ils demandaient simplement l’application de l’accord qui les liait à l’Etat et dont une des clauses stipulait que 20%  (25% au maximum) des fonds générés soit reversés à l’Etat (rectorat), le reste devant être géré par l’administration de l’IUG. Ce qui aurait permis de renforcer l’IUG avec de nouvelles infrastructures, d’étendre les cours délocalisés à d’autres régions du Mali, etc. c’est d’ailleurs l’argent généré par les cours du soir qui a servi la réalisation de la nouvelle bibliothèque de l’université. Là-dessus les spéculations vont bon train et prétendent que deux fonds parallèles (de l’Etat et de l’UFP)auraient été frauduleusement utilisés pour cette réalisation. Dans tous les cas, tout porte à croire que les nouveaux gestionnaires devraient avoir visiblement d’autres visées peu avouables sur les « recettes » de l’UFP.</p>
<p>Qui a favorisé ce qui n’est plus ni moins qu’une confiscation ? Les syndicalistes sont formels : c’est Me Tall qui a signé l’arrêté qui cède la gestion des fonds des cours du soir au rectorat. Les mauvaises langues vont jusqu’à soupçonner l’avocat d’avoir exigé une contrepartie de quelque 80 millions de F CFA. Allez savoir ! En tout cas, Me Tall n’a jamais démenti cette accusation quoique des confrères en aient déjà fait cas. Comme on dit, qui ne dit mot…Toujours est-il que depuis, les crises succèdent aux crises ; les procès-verbaux sont signés régulièrement sous la présidence du Pr Younouss Hamèye Dicko, pour ensuite dormir dans les tiroirs, les recteurs et les ministres successifs les ignorant complètement. « Cela ne saurait être pure coïncidence. Un ministre, deux ministres, trois ministres, quatre ministres, même résultat. Il y a anguille sous roche », déduit un syndicaliste. Une anguille pas difficile à dénicher, puisque « des membres du cabinet recevraient des avantages issus des fonds de l’IUG », indiquent des enseignants. Faut-il accorder du crédit à tout cela ?</p>
<p><strong>Les faits sont têtus, dit-on.</strong></p>
<p>Cela fait plus d’un an que les enseignants de l’IUG n’ont pas perçu un centime de leurs honoraires des cours du soir. D’aucuns pourraient penser qu’ils ont déjà un salaire pour les cours du jour. Mais ce serait mal appréhender le problème. En effet, il ne faudrait jamais perdre de vue que les cours du soir sont une initiative originale des enseignants de l’IUG. Pour rendre service aux fonctionnaires nécessiteux, mais aussi pour améliorer leurs conditions de vie qui sont loin d’être les meilleures. Les enseignants du supérieur du Mali sont les plus mal payés de la sous-région, et probablement d’Afrique. Des secrétaires employés par le même Etat dans certaines agences gagnent mieux qu’un professeur de rang A. Ensuite ils ne demandent que l’application d’un accord conclu en bonne et due forme avec l’Etat. Sans compter que tous les enseignants de cours du soir ne sont pas des fonctionnaires, et donc nourrissent leur famille à partir de leurs honoraires de l’UFP. « Peu avant de mourir, un collègue m’a demandé le prix de l’essence pour rentrer à la maison. Ce jour-là, je n’ai pu lui remettre que 500 F, qu’il a pris. Il était malade et est décédé moins de trois mois après, pendant que ses honoraires étaient utilisés à payer les primes de 300 000 F mensuels du recteur et de ses collaborateurs, à relooker le rectorat. D’autres collègues sont décédés dans les mêmes circonstances », s’indigne un enseignant.</p>
<p><strong>Plus de 500 millions volatilisés au rectorat</strong></p>
<p>Un audit commandité, il y a moins d’un an, a décelé un trou de plus de 500 millions au rectorat sur les fonds générés par l’UFP. « Ce n’est donc pas étonnant que nous ne soyons pas payés depuis plus d’un an maintenant », fait remarquer un syndicaliste. Qui regrette que, malgré ces faits accablants et la saisine du pôle économique à plusieurs reprises, aucune suite ne soit perceptible. « La justice est une machine lourde. Mais quand même ! Nous avions d’abord porté plainte contre l’ancien directeur Macalou qui avait illégalement logé les fonds des cours du soir à Orabank et qui retardait nos paiements à cause des dividendes attendues. Macalou n’a jamais été inquiété. Il a été simplement demandé à la banque de fermer le compte et de se conformer aux textes. Nous avons relancé le pôle économique après avoir constaté qu’un an après sa sommation, ledit compte n’était toujours pas fermé. Nous avons porté plainte à nouveau à la suite des conclusions de l’audit qui a d’abord fait état de plus de 600 millions introuvables dans le rapport provisoire, avant de fixer le gap à plus de 500 millions. Que faire de plus ? Pire, le financier par qui tout passe est toujours en place, malgré toutes ces irrégularités. C’est à croire qu’il est intouchable », déplore-t-on à l’IUG.</p>
<p><strong>Malgré les nombreuses crises, le ministre Keïta traîne le pas.</strong></p>
<p>L’actuel ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Keïta, est considéré par de nombreux enseignants (et  pas uniquement de l’IUG) comme « le pire ministre de tous les temps ». Et pour cause.</p>
<p>« A ce jour, et ce depuis sa nomination, le ministre Keïta n’a jamais mis les pieds à l’IUG, même pour une prise de contact. Au même moment, il se rend régulièrement à la Direction générale de l’Enseignement supérieur situé à quelques centaines de mètres de l’IUG. Même à l’inauguration du nouveau bâtiment il a préféré se faire représenter par son Secrétaire général. N’est-ce pas du mépris, ça ? », s’indigne un enseignant. Qui est loin d’être le seul à incriminer le ministre de tutelle. « Chez nous au Mali, voire en Afrique, on dit que l’Homme, c’est la parole. Tenez ! Lorsque le ministre Keïta a pris fonction, lors d’une rencontre avec nos syndicalistes, il a raconté une anecdote qui laissait penser que les problèmes de l’IUG allaient être un mauvais souvenir. En effet, il aurait rencontré une ancienne diplômée de l’IUG qui l’aurait prié de tout faire pour sauver cette belle école qui lui a donné l’opportunité d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Le ministre avait dit avoir été très touché par ce témoignage et cette sollicitation, et donc qu’il a plus d’une raison pour résoudre le problème de l’IUG. Plus tard, informé de la revendication des syndicats sur l’application de l’accord portant sur la répartition des quotas, le même ministre a soutenu publiquement qu’il ne voyait pas d’inconvénient à ce que celui qui génère les fonds les gère. Il a même donné des ‘’instructions’’ à son financier dans ce sens. Depuis, il évite même de rencontrer nos syndiqués. Que penser d’un tel personnage ? D’ailleurs il a soi-disant démissionné de l’ENA.» s’interroge un autre enseignant.</p>
<p>La goutte qui fait déborder le vase, c’est la décision aux contours très flous qu’il vient de prendre en date du 3 février dernier annulant le recrutement au poste de recteur de l’USSGB. Au motif que « pendant que le processus suivait son cours, il a été constaté que le secret de la délibération des travaux de la Commission n’a pas été respecté. Ce qui est de nature à entacher la sincérité de ce recrutement. » Est-ce la seule et vraie raison ?</p>
<p><strong>« Les dessous d’une annulation »</strong></p>
<p>A l’IUG, « on » est convaincus que cette annulation par le ministre Keïta a des « dessous » inavoués qu’il n’oserait rendre publics. Quatre personnes avaient été présélectionnées : l’actuel directeur de l’Institut Universitaire pour le Développement territorial (IUDT), Pr Adama Diabaté, l’actuel Directeur de l’IUG, Pr Fané, le Directeur des Etudes de l’IUG, Pr Demba COULIBALY et un « représentant ou protégé » du rectorat. Tous les trois premiers auraient fait l’affaire des enseignants de l’IUG. Le premier est un produit de l’établissement ; le deuxième est assez bien perçu (du moins jusqu’à récemment), avec la forte personnalité que tout le monde lui concède et son sens de l’inclusivité  dans la gestion des dossiers ; le troisième a fait toute sa carrière à l’IUG et est aussi qualifié d’homme à caractère. Bref, de nombreux enseignants estiment que chacun de ces trois candidats présélectionnés aurait pu trouver une solution définitive à leur crise récurrente. Aussi, cette décision du ministre « mal aimé » est-elle perçue comme une tactique pour écarter « tous ceux qui sont susceptibles de solutionner le ‘’cancer’’ de l’IUG : « Pour perpétuer le système et profiter de la générosité de la vache laitière, il faut quelqu’un du sérail. Me Tall avait nommé Macalou selon le même principe, alors même que l’enquête de moralité était on ne peut plus défavorable », estime-t-on.</p>
<p><strong>Une année universitaire pas loin d’être gâchée</strong></p>
<p>Les conséquences de cette annulation sont désastreuses pour l’IUG. En effet, à ce jour, l’IUG n’a pu organiser son habituel test d’entrée pour des raisons de bureaucratie administrative, « si on veut être gentil », sinon « en raison de l’appétit grandissant du rectorat pour les sous que génère ce test », martèlent les voix les plus hostiles. D’habitude, l’IUG organise et finance son test sur les frais d’inscription. Le rectorat exige que les inscriptions soient faites sur ses quittances. Autrement dit, « tout l’argent doit leur être versé ; ils en font ce qu’ils veulent et payeront les frais d’inscription quand ils voudraient voir s’ils voudraient. Pour preuve, on verse de l’argent et cela fait plus d’un an qu’on n’est pas payés. Non seulement on n’est pas payés, mais il n’y a même pas d’argent pour qu’on soit payés un jour. Les enseignants ne refusent pas d’ailleurs le principe des quittances ; ils demandent simplement le préfinancement de l’organisation qu’ils n’ont pu obtenir.Alors les syndicats ont refusé de prendre part à l’organisation du test à l’issue d’Assemblées générales. Tout le personnel est sur la même longueur d’ondes », explique un syndicaliste. Qui ajoute, par ailleurs, que cette annulation crée un autre problème, celui de retarder un autre dossier en souffrance et portant sur le paiement des heures supplémentaires : « certains collègues d’autres facultés ont commencé à toucher leurs heures supplémentaires. Les nôtres sont les plus petites de toutes, mais malgré tout notre dossier n’est même pas traité, d’abord du fait de la mauvaise foi du rectorat, ensuite faute de recteur, le précédent, Pr Balla Diarra ayant été nommé Directeur général de l’Ecole nationale d’administration (ENA, d’où avait été chassé le même ministre Keïta), et le vice-doyen, Dr Salif Bah,  ayant fait valoir ses droits à la retraite. Malgré lui, puisque le système lui avait savamment concocté un ‘’contrat sur mesure’’ d’un an, annulé finalement sous la pression des syndicats ». C’est donc très troublés que les deux syndicats (SNESUP et SNEC) ont adressé une lettre au ministre Keïta pour lui exprimer leurs vives préoccupations. Visiblement sans en attendre grand-chose :« Comme dit l’adage, quand on a été un loup toute sa vie, difficile de faire l’agneau ». Les arguments invoqués par le ministre semblent tirés par les cheveux, selon les syndicalistes. En effet, il se murmure que ce sont des « acteurs » de la FSEG (Faculté des sciences économiques et de gestion) qui auraient « fait chanter » le ministre au motif que « personne n’a été présélectionné à la FSEG alors même qu’elle est plus importante aux côtés des petites écoles », sous-entendu l’IUG. Drôle d’argument ! « Certains » auraient donc « menacé de semer le désordre si jamais la procédure n’était pas annulée ».</p>
<p>Vrai ou faux ? On n’en sait pas grand-chose, mais toujours est-il que le poids numérique de cette faculté « a souvent pesé en sa faveur au niveau des prises de décisions ». Un poids numérique qui est aussi le talon d’Achille de cette faculté où certains étudiants peuvent passer cinq voire sept ans pour avoir une licence de trois ans normalement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A qui profite le crime ?</strong></p>
<p>Les enseignants de l’IUG sont convaincus qu’ils font l’objet d’un vaste et cynique complot qui vise à fermer l’IUG pour de bon. Déjà les cours délocalisés sont arrêtés du fait de la seule volonté du rectorat ; et ce, après que l’école a acheté des véhicules neufs sur fonds propres ; véhicules qui servent maintenant au confort de certains personnels. De nombreux auditeurs de l’intérieur  ont été ainsi lésés alors même qu’ils avaient payé leurs frais d’inscription. Aujourd’hui ils n’ont aucun recours. « Porter plainte contre qui ? Le remède serait pire que la maladie à cause des frais de justice », se résigne un auditeur.</p>
<p>Un autre fait majeur qui incite à « penser complot »,  c’est cette attitude de « la Fonction publique qui a décidé de n’envoyer aucun fonctionnaire à l’IUG. La raison est simple : des promoteurs d’écoles privées concurrentes soudoient des agents de la Fonction publique pour les orienter vers leurs écoles. Le résultat : pas de congé de formation si l’IUG figure sur votre demande », confie un enseignant. D’autres arguments sont avancés. Les problèmes de l’IUG se sont accentués sous le Pr Samba Diallo, et lorsqu’il a pris sa retraite, il s’est retrouvé à la tête de l’Université tuniso-malienne (situé à quelques encablures de l’IUG) dont l’éphémère président de l’Assemblée nationale, MoussaTimbiné, est le représentant. Le Pr Samba Diallo, était de la faculté de géographie et se serait arrangé pour qu’un autre de la « maison » lui succède, en la personne du Pr Balla Diarra. « Alors, tout cela pourrai-il être innocent, le fruit du simple hasard ? » s’interroge-t-on. Et si, comme si tout cela ne suffisait pas, le ministre Keïta, issu lui de la FSEG, annule ce qui paraissait à priori une perspective d’espérance, il n’y a qu’un pas que « Miché » franchit pour soupçonner le ministre, à défaut d’être du système, de « n’en être pas loin visiblement ». Mais encore. Les dernières négociations avec les syndicats ont été si houleuses que le Secrétaire général du ministère aurait tenu à peu près les propos suivants quelque temps après : « Mais ces syndicalistes n’étaient pas loin de nous frapper. Il faut même fermer cet IUG-là… ». Dans la même foulée et sur le même sujet, certains enseignants de l’IUG reprochent au doyen de la FSEG (SOBOIS, qu’il veuille bien nous excuser si l’orthographe de son nom est écornée) d’avoir tenu des propos similaires : « Qu’on  ferme même l’IUG ! ». Quel intérêt aurait-il à vouloir la disparition de l’IUG ? Pour ses détracteurs, la FSEG est devenue une concurrente de l’IUG pour les cours du soir : « Alors même que nous appartenons à la même université, ils ont créé les mêmes filières avec la bénédiction de l’actuel ministre, qui est l’un des leurs, et qui a fait semblant d’avoir été induit en erreur. Le rectorat avait dit que le projet ne se réaliserait pas. Peine perdue, ils ont même cassé sensiblement les tarifs pour détourner nos étudiants. Et puis ce n’est pas un hasard si à chaque rentrée universitaire l’IUG fait face à de nombreux problèmes. Sans problème le choix est vite fait ; tout le monde voudrait aller à l’IUG ; mais plus les problèmes perdurent, plus les parents d’élèves, excédés et malheureux de voir leurs enfants à la maison, préfèrent les inscrire ailleurs ; quitte à ce que ce soit dans une école privée Bref, il n’y a aucune coïncidence dans les crises de l’IUG. Le système quoi ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les plus hautes autorités seraient-elles aussi du « système » ?</strong></p>
<p>L’atmosphère est plus que morose dans la cour de l’IUG. Les regards sont tristes. Finie la belle époque ! La cour est quasi déserte. On n’y vient plus que lorsqu’on n’a pas le choix ou qu’on se soit ennuyé à la maison et qu’on veuille venir bavarder un peu. « Dieu ne dort : ça ira inch’Allah ! Tout ça va finir un jour ! » &#8211; sont devenus les complaintes lancinantes d’un corps professoral stressé, en mal de reconnaissance, de justice et de considération.</p>
<p>« L’aigreur » se lit par endroits. Alors elle est telle que qu’on n’est pas loin de penser que tout le monde semble se liguer contre le joyau en perdition. « Ce qui jadis avait fait notre privilège est aujourd’hui devenu la source de nos malheurs. Les gens ne nous pardonnent pas le succès de notre formation. La réussite a un prix que nous payons aujourd’hui. Malheureusement au vu et au su des plus hautes autorités qui ne lèvent pas le petit doigt. On a eu recours à la justice ; elle n’a pas réagi. On a sollicité les dirigeants ; ce fut le même résultat », se complaît un syndicaliste.</p>
<p><strong>Quels politiques ?</strong></p>
<p>Lorsqu’il a été nommé Directeur de cabinet du Premier ministre CHoguel K.M., le professeur Singaré espérait pouvoir trouver une solution au problème. Selon nos informations, le PM ne l’a pas encouragé, apparemment pour ne pas donner l’impression d’ingérence. Or, on ne lui demandait pas de prendre parti, mais de trouver une solution juste. En lieu et place, il aurait opté pour la fuite en avant. Comme on dit « la seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien ».</p>
<p><strong>Et l’option « Mali Kura » ?</strong></p>
<p>N’en parlez surtout pas à l’IUG, où l’on est convaincu qu’au mieux, c’est une vue de l’esprit, une chimère ; au pire, « la grande escroquerie du siècle ».  Un peu fort non ? « Au point où nous en sommes, plutôt ‘’Bilali ka buru’’. » Les enseignants de l’IUG sont au plus mal. Un des leurs, en l’occurrence, Dr Aboubakar Touré, chef du département Sciences et Techniques Commerciales (STC), par ailleurs chef de parti,  a adressé une correspondance au président Goïta le suppliant de s’impliquer pour trouver une solution durable au problème. Les échos parvenus avaient laissé souffler un peu d’espoir pendant un certain temps ; mais au fil du temps, on s’est convaincu que, comme pour les autres,  il n’en sortirait rien. Pour, semble-t-il, un certain nombre de raisons. Le ministre aurait les faveurs d’un ténor du régime dont l’épouse serait la sœur de la sienne propre. L’ancien recteur, Pr Balla, aurait les mêmes liens avec un autre cador du régime. « Si ce n’était pas vrai, comment pourriez-vous expliquer que même après ce rapport accablant de l’audit effectué, il eut plutôt droit à une promotion et non une sanction en ayant été nommé DG de l’ENA, d’où le même ministre avait été contraint à la démission. A croire que tout ce groupe ne forme qu’une seule et même famille ! C’est le même recteur dont l’admission du fils au niveau de l’université a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Pourtant, ce test n’a pas été invalidé et le ministre a pris un arrêté d’intégration. Vous en doutez encore ? C’est ce recteur qui a accordé un contrat supplémentaire d’un an à son vice-doyen qui partait à la retraite, pendant qu’on refuse de donner des contrats aux jeunes. Le cimetière n’est-il pas rempli d’hommes et de femmes indispensables ? C’est cela le Mali Kura ? Puisse Allah avoir enfin pitié du Maliba ! », dixit notre dernier interlocuteur. Dieu sauve le Maliba ! Sans oublier l’IUG !</p>
<p><strong>Le Point</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>BOYCOTT DU TEST D’ENTREE A L’ I.U.G: Le vice-recteur, Dr Salif Bah à l’origine !</title>
		<link>http://maliscoop.net/boycott-du-test-dentree-a-l-i-u-g-le-vice-recteur-dr-salif-bah-a-lorigine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 01:23:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre adressée au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les enseignants et le personnel administratif&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Dans une lettre adressée au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les enseignants et le personnel administratif de l’Institut universitaire de gestion annoncent boycotter le test d’entrée  2022-2023 à l’I.U.G. En effet, ils accusent le vice-recteur de l’Université des sciences sociales et gestion de Bamako(USSGB),  Dr Salif Bah, d’outrepasser ses pouvoirs.</em></strong></p>
<p>Par une note d’information datant du 6 octobre 2022, la direction de l’Institut universitaire de gestion informe les nouveaux bacheliers sur les dates (début et fin) de dépôt des dossiers relativement au test d’entrée de l’année universitaire 2022-2023. Ensuite, deux jours après la première, une autre notre vient reporter brusquement les dates de dépôt des dossiers à la période du 12 au 21 octobre 2022. Et le vice-recteur, Dr Salif Bah, partant à la retraite en décembre prochain, est considéré par les syndicats comme celui qui veut s’approprier complètement l’organisation du test d’entrée à l’IUG version 2022-2023. Quand bien même que les textes à la manière interdisent formellement au rectorat de l’USSGB de s’immiscer dans l’organisation matérielle du test d’entrée à l’IUG.</p>
<p>Après les comités Snesup et Snec de l’institut universitaire de gestion, malgré la volonté du Directeur général de l&rsquo;IUG à vouloir se conformer aux recommandations issues de la réunion du 20 septembre 2022 qu’il a convoquée avec l’administration (DG, DGA, chefs de départements) et deux membres par syndicat. Le seul point à l’ordre du jour fut l’organisation du test d’entrée 2022-2023. Malgré la bonne foi du Directeur Général de l’I.UG, le vice-recteur s’est opposé à toutes autres décisions au seul profit de sa volonté incongrue.</p>
<p>« Au regard de tout ce qui précède, les enseignants et le personnel administratif de l’IUG exigent du Vice-recteur le respect scrupuleux des textes », mentionne la lettre cosignée par le Snesup et le SNEC, représenté respectivement par Moussa Keita et Diarra Doumbia.Dans  le cas contraire, ils se désengagement sur tous les aspects organisationnels du test. « <em>Le SNESUP et le SNEC/IUG, ont l’honneur de porter à votre connaissance, qu’ils se désengageront complètement de l’organisation du test d’entrée 2022-2023, au cas où le Vice-recteur changerait un iota des recommandations qui lui sont soumises</em> », précise la lettre.</p>
<p>Selon la lettre adressée au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dont notre rédaction a eu copie, le comportement du vice recteur peut s’expliquer du fait que le rapport recommande au Directeur Général de l’I.U.G de porter les fonds générés par l’organisation du test d’entrée sur quittances. Alors qu’il ressort de ce même rapport que, le rectorat de l’USSGB, au titre de la clé de répartition des recettes mobilisées, doit à l’I.U.G la somme de 517 064 330 FCFA.</p>
<p>En attendant , le test d’entrée à l’I.U.G est fortement menacé par ce mot d’ordre de boycott lancé par les syndicats qui accusent le vice-recteur d’abus de pouvoir. Affaire à suivre…</p>
<p><strong>Le Point</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Cohabitation établissements scolaires, marchés et chambres de passe : Un Cocktail explosif !</title>
		<link>http://maliscoop.net/cohabitation-etablissements-scolaires-marches-et-chambres-de-passe-un-cocktail-explosif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 00:07:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment peut-on aménager un marché, un maquis et autres chambres de passe à côté d’un établissement scolaire, temple d’éducation des&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment peut-on aménager un marché, un maquis et autres chambres de passe à côté d’un établissement scolaire, temple d’éducation des enfants ? C’est la tendance du moment et cela ne semble point déranger les promoteurs d’écoles à plus forte raison les autorités en charge de l’éducation.</strong></p>
<p>Dans plusieurs quartiers de Bamako, des écoles sont entourés où se situent complètement dans les marchés, rendant presqu’impossible l’assimilation des cours par les apprenants. Entre les vacarmes des commerçants qui courent après leurs clients et le calme dont ont besoin les élèves pour mieux comprendre les cours se joue l’avenir du Mali.</p>
<p>Bienvenue à Médina Coura, en commune II du district de Bamako. Ce quartier abrite l’un des marchés les plus chauds et bouillants de la capitale. Il accueille des milliers de personnes par jour. Au vu de ce ballet quotidien, difficile d’imaginer qu’il existe des écoles, temples du savoir dans cette commune largement dominée par le commerce.</p>
<p>Autour du Centre de formation professionnelle Soumahoro Kanté et les autres écoles alentours, évoluent plusieurs commerces. Submergés par l’afflux de vendeurs ambulants et d’articles, les différentes entrées de ces établissements se confondent avec les étales des marchandises. Difficiles donc de se frayer un chemin. Une situation que déplorent les enseignants et les élèves. Un fait déjà difficile auquel s’ajoute l’insécurité aux dires des enseignants.</p>
<p>La présence de ces commerces affecte sérieusement les enseignants et les élèves. « <em>Nous vivons un véritable calvaire ici. Nous avons des difficultés pour avoir accès à la cour du lycée. Dès 7 heures, les femmes et les vendeurs  de friperie que vous voyez là envahissent les lieux. Ils occupent les espaces. Même l’entrée principale est occupée par ces vendeuses de fruits et autres. </em></p>
<p><em> </em><em>C’est un problème qui ne date pas d’aujourd’hui. Nous l’avons signalé à la Mairie, au gouvernorat, et aux plus hautes autorités du pays en charge de l’éducation. Mais rien n’est fait jusqu’ici. Tous les directeurs et proviseurs qui sont passés ici ont essayé de faire quelque chose. Mais hélas</em> », raconte avec déception, un enseignant de cet établissement.</p>
<p>Quant à un élève de l’école fondamentale que nous avons rencontré, il soutient qu’il est difficile de se concentrer pendant les cours car i<em>l y a trop de bruits. Les commerçants, les clients, les klaxons de véhicules nous soumettent à des cris et à des brouhaha de toutes sortes. </em></p>
<p>Les vendeurs ambulants, principaux accusés, interrogés lors de notre enquête, disent ne pas avoir le choix. « <em>On va aller où ? Il n’y pas de place pour exposer nos marchandises. Surtout les débrouillards comme nous. Ici au moins, on fait notre affaire. C’est vrai. </em></p>
<p>Quand ces établissements perdus dans les marchés s’efforcent à donner l’éducation aux élèves dans les vacarmes et brouhaha des commerçants et des clients, certaines écoles cohabitent avec des débits de boissons et des motels de passe. C’est le cas au quartier Golf en commune V du district de Bamako. Et cela ne gêne point les abonnés des lieux. Le mal est que c’est aussi le lieu privilégié des élèves filles comme garçon.</p>
<p>Le hic aussi est parfois même les jeunes élèves se retrouvent dans les débits de boissons pendant des heures ouvrables. Des élèves au lieu de s’asseoir dans les salles de classe préfèrent les débits de boisson.</p>
<p>Avec les écoles qui abritent les kiosques de jeux de hasard à leur devanture. Les enseignants jonglent entre les fiches de préparation de cours et les programmes de Pari Mutuel Urbain (PMU) quand les élèves se bousculent dans les hôtels ou débits de boissons. Cela ne semble gêner personne, car le plus souvent ce sont les élèves qui sont les bailleurs des enseignants et de certaines personnes âgées qui sont des vrais abonnés de ses endroits. Les élèves eux en profitent pour se la couler douce entre filles et garçons sans être inquiété.</p>
<p>Au département de l’Education Nationale, c’est le silence total. Malgré que beaucoup d’écoles cohabitent avec les nids de bandits, des maquis, des lieux de jeux de hasard. Ce qui n’est pas bien pour l’éducation des enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Point</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Education nationale : Quelle stratégie pour pallier au déficit accru d’enseignants ?</title>
		<link>http://maliscoop.net/education-nationale-quelle-strategie-pour-pallier-au-deficit-accru-denseignants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2022 01:04:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le domaine éducatif est l’un des secteurs publics qui connait plus de problèmes insolvables depuis des temps. La problématique de&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le domaine éducatif est l’un des secteurs publics qui connait plus de problèmes insolvables depuis des temps. La problématique de l’article 39 est toujours d’actualité et voici qu’un autre problème pointe à l’horizon de l’année 2022-2023: le retrait d’une centaine d’enseignants.<br />
Avec les multiples problèmes que connait le domaine de l’éducation au Mali, il y a lieu de s’inquiéter davantage, car bientôt un grand trou sera creusé par un déficit supplémentaire d’enseignants. Pour l’heure, la nouvelle qui donne de l’insomnie aux parents d’élèves est la tenue des examens de fin d’année. Les préparatifs s’accélèrent au niveau des responsables scolaires tant à Bamako que dans plusieurs capitales régionales. Les autorités rassurent que les programmes scolaires sont exécutés à hauteur de souhait. L’année scolaire a pu être stabilisé grâce à plusieurs efforts et de sacrifices des syndicats et du gouvernement actuel. Si les autorités rassurent que les examens se dérouleront correctement, des problèmes énormes les attendent. En effet, Chaque année, des centaines d’enseignants font valoir leur droit à la retraite conformément aux différentes dispositions législatives et règlementaires qui régissent la profession. Mais, pour l’année prochaine, le déficit sera plus énorme. Selon des sources concordantes, en janvier 2023, 571 enseignants iront à la retraite. Ce nombre est reparti comme suit :125 de la catégorie A, 445 de la catégorie B ; B1 et de la catégorie Comme quoi, c’est une véritable sècheresse d’enseignants à laquelle l’on assistera dans les écoles ouvertes , des centaines d’autres étant toujours fermées pour des raisons d’insécurité.<br />
Le département doit pallier à ce problème pour éviter l’irréparable car comme on le dit quand on ferme une école, on ouvre les portes des prisons. En d’autres termes les enfants sans encadrement ni scolarisation sont les futurs maux de la société. Pour pallier à la situation qui se dessine, l’une des solutions pratiques est de lancer le concours d&rsquo;entrée à la fonction publique des collectivités territoriales avec un quota raisonnable. Cela pour combler le vide que laisseront non seulement les partants à la retraite, mais aussi le déficit qui existe déjà. Une autre solution est de réquisitionner tous les enseignants des zones d’insécurité ou les écoles sont d’ailleurs fermées au lieu de les laisser vadrouiller dans la nature percevant gratuitement leur salaire aux frais du contribuable. Une troisième solution est l’intégration directe des anciens volontaires qui ont accepté de servir le pays à un moment exceptionnel. Une façon de récompenser tout patriote qui accepte le sens du sacrifice et de la dévotion. Au-delà ses propositions, l’on doit s’interroger sur la stratégie adaptée par le département de l’éducation. Même si madame la ministre de l’éducation nationale semble plutôt préoccupée par l’organisation d’un tournoi de football à son honneur. Et cela au moment où elle aurait dû être occupée à la bonne organisation des examens de fin d’année.<br />
Certes, personne ne peut nier tous les efforts du département de l’éducation et ses partenaires techniques et financiers dans la recherche permanente des solutions aux problèmes, mais dans la culture de l’administration malienne, les problèmes ne sont pas résolus par anticipation. Certains diront que la spécialité des responsables éducatifs et scolaires est de laisser les problèmes s’accumuler pour ne pas trouver des solutions. Tous les pays du monde, en particulier de la sous-région, arrivent à contenir et à gérer leurs problèmes éducatifs. Le Mali est l’un des pays au monde où l’on néglige ou ajourne les vrais problèmes de l’éducation.</p>
<p>Le Point</p>
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		<item>
		<title>Enseignement Supérieur :  L’Université Hamadi N’Diobdi ouvre ses portes à Sénou !</title>
		<link>http://maliscoop.net/enseignement-superieur-luniversite-hamadi-ndiobdi-ouvre-ses-portes-a-senou/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 01:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La population de Sénou et environnants peuvent désormais se réjouir de la création d&#8217;une école supérieure dans leur quartier dénommée&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La population de Sénou et environnants peuvent désormais se réjouir de la création d&rsquo;une école supérieure dans leur quartier dénommée Université Hamadi N&rsquo;Diobdi (U.H.N).<br />
La cérémonie d&rsquo;inauguration a eu lieu le samedi 11 Décembre 2021 dans l&rsquo;enceinte de ladite école sis à Sénou non loin du marché.<br />
Etaient présents le promoteur de l&rsquo;école, M. Samba Ba, le Directeur de l’Université, M. Aly Keita ; des responsables d&rsquo;universités publiques et privées ainsi que d&rsquo;éminentes personnalités.<br />
Après avoir souhaité la bienvenue à tous, M. Ba a indiqué que l&rsquo;U.H.N s&rsquo;inscrit dans le cadre de la mise en application du système LMD à travers les filières disponibles.<br />
Ce moment de forte émotion, dit-t-il, est celui qui marque l&rsquo;histoire de la localité et environs. « Nous tous ici présent ne saurons mesurer les avantages qu&rsquo;elle incombe pour le développement du pays et de la localité en particulier.<br />
Par ce geste, nous concrétisons notre volonté d&rsquo;ouvrer à l&rsquo;épanouissement et au développement de la jeunesse car, l&rsquo;enfant est pour sa famille et sa collectivité de vie, le renouveau, la pérennité et la continuité »,a -t-il fait savoir .<br />
Les filières disponibles sont les finances, l&rsquo;informatique, le droit, la communication, la gestion, toutes, dans leurs diversités ainsi que le transit douane et le secrétariat bureautique.<br />
En ce qui concerne les tarifs annuels la licence I toutes filières confondues s&rsquo;élève à 600.000 FCFA, la licence ll à 700.000 FCFA, la licence lll à 800.000 FCFA, le master l à 900.000 FCFA et le master ll à 1 million plus une tenue offerte à chaque étape.<br />
Le mode de règlement s&rsquo;effectue avec le frais d&rsquo;inscription qui est à 50.000 FCFA plus 50% des frais annuels à l’inscription.<br />
Pour les conditions d&rsquo;accès, il faut être détenteur d&rsquo;un Bac, d&rsquo;un BT ou d&rsquo;un diplôme équivalent certifié conforme, 2 copies d&rsquo;acte de naissance, 2 photos d&rsquo;identité et 2000 francs pour l&rsquo;obtention d&rsquo;une carte d&rsquo;identité universitaire.<br />
Avec comme objectif primordial de former des jeunes cadres utiles pour le développement économique du pays, l&rsquo;U.H.N prépare les étudiants <strong>aux</strong> métiers d&rsquo;avenir s&rsquo;efforçant de répondre aux besoins réels de notre société et amener ses étudiants au-delà de l&rsquo;excellence.<br />
Elle offre également une approche pédagogique basée l&rsquo;expérimentation et une ouverture sur le monde grâce aux filières proposées.</p>
<p>Kadidia Doumbia, stagiaire</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>ANNEE SCOLAIRE 2021-2022 ; Un nouveau bras de fer se profile à l’horizon !</title>
		<link>http://maliscoop.net/annee-scolaire-2021-2022-un-nouveau-bras-de-fer-se-profile-a-lhorizon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 01:32:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rentrée scolaire 2021-2022 est annoncée pour ce 1er novembre par les plus hautes autorités, à travers le ministère de&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>La rentrée scolaire 2021-2022 est annoncée pour ce 1er novembre par les plus hautes autorités, à travers le ministère de l’Education nationale. Cette décision a été prise à un moment où les rapports entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 sont plutôt tumultueux par rapport aux mésententes sur l’application du fameux article 39 de la loi portant statut des enseignants.</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em>Après une fin d’année scolaire 2020-2021 très mouvementée par les grèves, le boycott des examens et la rétention de notes des syndicats signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016, le gouvernement de la Transition, à travers le département de l’Education nationale, a, dans une décision datant du 29 septembre, fixé la rentrée scolaire 2021-2022 au lundi1er novembre.</p>
<p>Selon un membre de la Synergie des syndicats, cette décision de la reprise des cours n’engage que le gouvernement. »<em> Tant que le gouvernement n’appliquera pas l’article 39 de notre statut, nous continuerons notre lutte «,</em> a-t-il souligné.  Avant d’ajouter que la synergie va tout mettre en œuvre pour boycotter cette reprise. »<em> Nous allons nous réunir très bientôt pour peaufiner quelques stratégies dans le but d’atteindre notre objectif «,</em> a-t-il révélé.</p>
<p><strong>Depuis quelques mois, le torchon brûle entre le gouvernement et la Synergie des syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016. Une mésentente qui avait conduit les syndicalistes à prendre en otage la rentrée de classe prévue pour le 2 novembre prochain. L’heure est à la recherche d’un compromis entre les différents acteurs.</strong></p>
<p>La discussion semble prendre ses droits entre le gouvernement et la Synergie des syndicats signataires du 5 octobre 2016. Dans un communiqué rendu public, les syndicalistes disent avoir répondu présent à la réunion du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le vendredi 22 octobre 2021.</p>
<p>Une réunion qui ne sait pas tenue dans la règle de l’art car les autres départements qui étaient conviés au même titre que les syndicats signataires du 15 octobre 2016 étaient absents. Il s’agit notamment de l’Education nationale, l’Economie et Finances et l’Administration territoriale et la Décentralisation.</p>
<p>La partie gouvernementale a sollicité auprès des syndicalistes l’acceptation des principes des primes et indemnités. De leur côté, les syndicalistes ont salué l’ouverture de dialogue avant d’exprimer leur disponibilité.</p>
<p>Ils ont rappelé leur position depuis la première négociation, celle du respect de la loi précisément l’élaboration de la grille des enseignants conformément au 15,17%. Ils ont ensuite affiché leur disponibilité à discuter des modalités d’application. Les deux parties ont tour à tour défendu leur position avant d’envoyer chacune à la réflexion avec espoir de se retrouver rapidement dans une séance de négociations.</p>
<p>Pour rappel, cette crise scolaire est intervenue à la suite de la signature d’une ordonnance du gouvernement portant unification des grilles salariales. Après cette décision, la Synergie des syndicats de l’Education signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016 avait entrepris une série d’actions (la retenue des notes d’évaluation et le boycott des examens de fin d’année) et un préavis de grève pour exiger l’application stricte de l’article 39 de leur statut.</p>
<p><strong>Paul Yapi N’GUESSAN</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Institut Universitaire de Gestion – IUG: Grève illimitée à partir de jeudi prochain!</title>
		<link>http://maliscoop.net/institut-universitaire-de-gestion-iug-greve-illimitee-a-partir-de-jeudi-prochain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:19:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les cours ont repris hier à l’IUG après une grève de huit jours observée par les deux syndicats de l’établissement,&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les cours ont repris hier à l’IUG après une grève de huit jours observée par les deux syndicats de l’établissement, à savoir le SNESSUP et le SNEC. Mais cette reprise pourrait durer seulement une petite semaine, jusqu’au 24 février prochain, puisqu’un préavis de grève illimitée à partir du 25 février a été déposé par les deux syndicats. En réaction, dit-on, au « mépris » dont ils font l’objet de la part des autorités, à commencer par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. En effet, le premier préavis a été suivi par une convocation du rectorat dans le but de « trouver une issue favorable », mais les négociations ne sont pas allées loin, le rectorat ayant fait comprendre que la principale revendication portant sur la gestion de l’UFP (Unité de Formation et de Production communément appelée Cours du soir) était au-dessus de ses moyens. Dès lors la négociation n’avait plus sa raison d’être, d’autant plus que la même revendication avait déjà fait l’objet de plusieurs accords attestés par des procès-verbaux co-signés par des médiateurs désignés officiellement, dont le professeur Younouss Hamèye Dicko, président de la commission de conciliation. Le même point figurait dans les revendications du Bureau exécutif central du SNESUP qui a dernièrement observé un mot d’ordre de grève avant de trouver satisfaction à plusieurs points. Dont ce même point pour lequel il avait été simplement demandé de trouver les modalités de faisabilité auprès des financiers de l’Etat. Mais visiblement, comme toujours, les points d’accord semblent avoir pris le chemin du tiroir. Etant donné que « c’est le énième PV de conciliation non appliqué, le rectorat s’est dit qu’il pourrait continuer à l’ignorer comme les autres », s’indigne un syndicaliste. Au même moment, poursuit un autre, « le ministre joue au mépris, comme si de rien n’était ». Quant au fameux directeur Badra Macalou, il passe à « l’intox et aux opérations de séduction », ajoute-t-on. En effet, ayant appris, « on ignore de quelle façon », que la Commission Education au CNT (Conseil national de transition) devrait être en tournée sur la Rive droite pour prendre attache avec les établissements scolaires et universitaires, le directeur Macalou a vite fait de faire laver les véhicules stationnés dans la cour de l’établissement, auxquels la poussière avait donné une autre couleur. Lors de sa conférence il y a environ deux ans, l’ancien Premier ministre Moussa Mara ne s’était pas gêné pour dénoncer l’état délabré de l’amphi, indigne, disait-il, d’un établissement d’Enseignement supérieur ; le lendemain, le directeur y installait de nouveaux climatiseurs ; ce à quoi les enseignants disent merci à Moussa Mara, qui, sans être responsable de cet établissement, a pu y mettre sa touche, infime soit-elle !<br />
Pour revenir à cette visite annoncée de conseillers du CNT, Macalou réactive le dispositif de lavage des mains contre le coronavirus, dont les gens avaient oublié l’utilité faute d’eau et de savon. Il suffit d’ailleurs de voir les locaux de l’IUG (pour se rendre compte de la détresse de cet établissement, alors même que c’est l’école publique qui fait rentrer le plus d’argent dans les caisses de l’Etat. Disons « plutôt dans la poche d’une poignée de responsables qui se partagent des centaines de millions » précise un syndicaliste, convaincu que si les fonds générés par les enseignants à travers l’UFP étaient investis sur place, l’établissement aurait eu sans doute le meilleur look. « Si encore ces fonds servaient à créer d’autres établissements scolaires ou de santé, ç’aurait été concevable, mais quelques individus se l’approprient, c’est tout simplement scandaleux. Pour preuve, à la dernière session du Conseil d’administration de l’université, le recteur Balla Diarra et ses collaborateurs voulaient s’octroyer des primes pharamineuses, deux à trois fois plus que ce que gagnent les enseignants eux-mêmes, c’est-à-dire les artisans de la chose. Mais ceux-ci avaient pris les devants et la manœuvre n’a pas pu passer… Au même moment, ajoute-t-on, le rectorat s’était permis unilatéralement, sans motif administratif ou financier, de diminuer ou supprimer carrément des primes de nombreux agents et chefs de département. « C’est le Mali… », dit-on au rectorat, pour dire qu’on peut faire ce qu’on veut, ne pas appliquer les accords sans être inquiété. Il faut dire que, tant qu’on sait partager…C’est comme la Mafia, seuls ceux qui ont le sens du partage ont une longévité normale !<br />
Toujours en prélude à cette visite supposée du CNT, Macalou décide de rencontrer des responsables de classe pour leur dire, grosso modo, que son seul tort a été de mettre fin aux magouilles des enseignants. « Le voleur crie au voleur ! » se scandalisent les syndicalistes, avant d’énumérer quelques faits. Selon eux, Macalou a fait fi de tous les textes et autres mises en garde pour ouvrir un « compte public » à Orabank (voir notre numéro précédent). Il n’a jamais été inquiété à ce jour. Ni le ministère ni le rectorat n’ont fait quoi que ce soit pour le sanctionner et l’obliger à fermer ledit compte. Il a fallu la détermination du SNESUP qui a saisi le Pôle économique par rapport à ce dossier. Depuis on croyait le compte fermé, jusqu’au 10 février dernier, lorsque les syndicalistes ont mis à jour un nouveau cas de la magouille Macalou-Orabank, cette dernière continuant d’alimenter un compte supposé fermé sur injonction du Pôle économique. D’où la nouvelle détermination des syndicalistes à poursuivre en justice le directeur Macalou et Orabank. Le même Macalou, poursuivent les syndicalistes, a l’habitude de déclarer haut et fort qu’il a « fait 300 millions de bénéfice dont on ne sait pas ce qu’il en est advenu… ». D’autres informations indiquent qu’au moment de la fermeture présumée du compte Orabank, « un montant de 71 millions de F CFA s’y trouvait dont seulement 40 ont été déclarés par le directeur Macalou ». Que sont devenus les 30 millions restants, s’interrogent des syndicalistes. Le même directeur a « fait réparer un véhicule 4&#215;4 pour plus de 4 millions de F CFA ! » dénonce-t-on. La liste des « faits avérés » est longue. Mais « on ne saurait passer sous silence une autre forme de corruption et de magouille plus subtile. Des témoignages indiquent que des candidats sont passés par un réseau pour être admis au test d’entrée. Ce réseau ne peut être dissocié de Macalou dans la mesure où, contrairement à tous les usages en cours avant son arrivée à l’établissement, il est seul à détenir à la fois le code d’accès à l’ordinateur et les clés de la porte d’accès. Sans compter qu’il a sciemment écarté tous ceux qui pourraient contester ces décisions. Et lorsque Macalou dit vouloir annuler cette année le test d’entrée, soi-disant pour contourner l’AEEM accusée l’année dernière de monnayer ses services aux candidats, c’est de la poudre aux yeux, une astuce supplémentaire pour gagner directement de l’argent avec les candidats, analyse-t-on. Et pour cause ! Dès son arrivée à l’IUG, Macalou a voulu supprimer le test d’entrée au profit d’une sélection sur dossier. Ce sont les syndicats et les chefs de département qui s’y sont opposés. Ensuite, le dernier test d’entrée a été boycotté par le SNESUP qui n’acceptait pas que le directeur implique l’AEEM. D’ailleurs, c’est à cause de cette position du SNESUP que le directeur avait instrumentalisé les responsables de l’association qui, conséquemment, n’avaient pas pris de gants pour faire sortir les enseignants des cours, notamment le Secrétaire général Moussa Keïta séquestré et victime d’injures sur ses parents. Malgré le fait que les auteurs de cet acte étaient connus, aucune sanction n’a été prise ni par le rectorat, encore moins par le directeur, plutôt satisfait du résultat obtenu. Macalou remet donc ça, sachant que sa marge de manœuvre dans la fraude serait plus grande sans test et qu’à Orabank, même si la supercherie continue, le profit a nettement pris un coup.<br />
Prêts, honoraires fictifs, tout y passe !<br />
Les syndicalistes n’oublient pas non plus les 400 000 F empruntés depuis belle lurette par Macalou à l’UFP et jamais remboursés et les honoraires empochés au nom de cours jamais dispensés. Ils ont aussi en mémoire que le même Macalou avait refusé l’année dernière de signer les documents de paiement des heures supplémentaires, au motif !!!! qu’il n’y gagnait rien. Incroyable mais vrai ! Pour rappel, arrivé à l’IUG, en plus de ses nombreuses primes, il se faisait payer des heures supplémentaires pour des cours qu’il n’avait jamais effectués. C’est le ministre Famanta qui lui avait ordonné de retirer son nom de la liste des bénéficiaires. Et c’est en réaction à cette décision que le directeur Macalou se refusait à apposer sa signature. Comme s’il était un consultant voire un « Koxeur » dans le jargon malien ; comme si ses primes de directeur n’avaient rien à voir avec sa signature qui devrait visiblement valoir de l’or. Ce même directeur continue de tuer ce bel établissement au vu et au su de tout le monde, sans la moindre indignation. Faut-il croire que notre pays est en manque cruel d’hommes de bien ? Question légitime quand on sait que, comme l’a dit un penseur, « la seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien ». Cette vérité intemporelle traduit éloquemment le martyre d’un établissement qui a longtemps fait la fierté de toute une nation. Mais l’IUG, concède avec philosophie un enseignant, est à l’image d’un pays en perte de repères ; dont la situation va de mal en pis, d’espoir en illusions perdues, et pour lequel, ironise avec peine « Miché », « même Dieu semble désespéré ».<br />
Ils en veulent vraiment à Me Mountaga Tall<br />
En effet, expliquent les syndicalistes, c’est lui qui, en 2014, alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a signé l’arrêté de tous les problèmes, celui de la création par l’Etat de l’UFP (Cours du soir). En d’autres termes, Mountaga Tall a simplement nationalisé une structure mise en place par les enseignants eux-mêmes afin d’arrondir les fins de mois.<br />
Pour rappel, indique-t-on, l’idée est venue des Canadiens qui avaient accordé des bourses de formation continue à des enseignants de l’IUG. Le même modèle existait au Canada et consistait en ce que les enseignants utilisent les infrastructures de l’Etat pour assurer la formation continue de fonctionnaires et d’autres agents qui voudraient approfondir leurs connaissances et qui n’auraient pu le faire de jour. En contrepartie, les enseignants reversaient un pourcentage inférieur ou égal à 25¨% pour l’utilisation des locaux. La chose a tellement marché que l’UFP s’est procuré des véhicules achetés sur fonds propres pour pouvoir faire profiter les fonctionnaires et autres agents de l’intérieur (Kayes, Sikasso, Mopti, San…). Quelle noble cause ! L’université itinérante avant la lettre ! L’avantage était double voire triple. Les enseignants amélioraient leurs conditions de vie et de travail ; les fonctionnaires de Bamako et de l’intérieur pouvaient profiter des opportunités de formation continue ; l’administration, grâce aux 25% prévus (les derniers PV lui accordent jusqu’à 40%) pourrait solutionner beaucoup de problèmes, sans attendre tout du trésor public. Au final, la réalité avait dépassé la fiction. L’administration a pris goût à l’argent facile qu’elle gagnait tant sans le moindre effort.<br />
L’audit de l’IUG, comme un serpent de mer<br />
Le nom de l’Etat est mis en avant mais tout l’argent, en dehors des honoraires des enseignants (et même là ils ont tout fait pour écouter la durée des cours), va dans la poche de quelques individus. C’est pourquoi, l’audit demandé à plusieurs reprises par les syndicats, et dernièrement par les experts présents au dernier Conseil d’administration, n’a aucune chance d’aboutir, prédit un syndicaliste. Pour la simple raison que « fali bè yé sangui kôrô », comme on dit en bambara.<br />
Témoignages attendus de Me Tall et de Samba Diallo<br />
Les mêmes sources indiquent que cet arrêté n’a pas été pris sans contrepartie. Le nom de l’ancien recteur Samba Diallo. C’est sous lui que l’IUG avait observé près de 4 mois de grève. Il dirigeaujourd’hui l’Université tuniso-malienne située sur la colline, qui nargue même les facs publiques et dont le représentant malien n’est personne d’autre que l’éphémère président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné ; on comprend d’ailleurs pourquoi l’AEEM a cessé de se battre contre l’attribution illégale des terres de l’université à des intérêts privés). Le nom de l’ancien recteur est donc cité pour avoir, semble-t-il, remis un chèque de 80 millions de F CFA à Me Tall sur une recette de quelque 130 millions. Me Tall aurait exigé le liquide. « Ce qui a été fait. », indique une source qui s’interroge sur le sort réservé aux 50 millions restants. « Après la part du ministre, ils se sont partagé le reste tout simplement ! » Et d’ajouter : « Nous maintenons nos accusations puisqu’ils ont jusque-là refusé toute idée d’audit, et ce malgré cette même recommandation formulée par les experts auxquels ils ont eux-mêmes fait appel ». Les responsables nommément cités étant vivants, on se ferait un plaisir de publier leurs versions des faits. Autrement, nous continuerons à penser que « qui ne dit mot, consent ! »<br />
Les étudiants s’impliquent<br />
Convaincus que la plupart des protagonistes de la crise « ont leur avenir derrière eux », les étudiants de l’IUG-UFP n’entendent pas croiser les bras pour faire les spectateurs. Leurs représentants ont déjà rencontré les syndicats et le directeur Macalou. Ils comptent prendre attache également avec le conciliateur en chef, Pr Younouss H. Dicko, excédé lui aussi par la non application, uniquement par le rectorat, des différents PV, afin d’en savoir davantage. Dans leur ligne de mire, naturellement le recteur, le ministre ; éventuellement la Commission Education au CNT et le Premier ministre Moctar Ouane. Ils n’excluent rien, y compris « jouer leurs relations pour accéder au président de la Transition, Bâh N’Daou », qui aurait des proches en cours du soir. « Si tout cela ne marchait, nous avons notre Plan B », disent-ils. Ce que chacun d’entre nous peut aisément imaginer, sans être dans les secrets de Dieu !<br />
Le BEC SNESUP en embuscade<br />
Le Bureau exécutif national du SNESUP se dit concerné à plus d’un titre par le « cas IUG ». C’est bien « un cas » désormais au regard de la litanie de crises qui se succèdent. Le BEC en veut déjà au ministre qui, alors même qu’on (bien avant lui) a refusé les masters à l’IUG (dans le but de protéger des intérêts privés qui ne pourraient pas logiquement concurrencer avec l’IUG à armes égales), vient d’accorder une série de licences à la FSEG (Faculté des Sciences Economiques et de Gestion) laquelle, ainsi, s’attribue des prérogatives de l’IUG avec lequel elle partage pourtant la même université. Le comble dans l’histoire est que la FSEP devrait délivrer des « licences professionnelles » en tant que faculté, supposée donner une formation générale. « On ne peut pas laisser passer ce complot machiavélique visant à assurer une mort certaine et programmée à l’établissement qui a longtemps constitué et continue toujours d’être le fleuron de l’enseignement public au Mali », martèle-t-on dans l’entourage du Dr Abdou Mallé, le S.G., qui avait déjà soulevé le problème lors des dernières négociations avec le gouvernement. Mais les conciliateurs avaient estimé que c’était un sujet impromptu, qui n’avait pas été prévu. Face donc à l’évolution dangereuse de la crise, le BEC se veut être en embuscade et dit ne ménager aucun effort pour sauver l’école et l’année universitaire qui a déjà pris un coup, sans visiblement émouvoir le ministre le moins du monde. Le BEC-SNESUP a donc aussi son « Plan B ».Ça fait un peu beaucoup, non!<br />
Dans tous les cas, disent les syndicalistes, la crise est telle qu’il faut en finir une bonne fois pour toutes. Ça passe ou…Le slogan et est désormais « aémiste » : « La victoire ou la mort… ». Non, ne mourrez pas, Miché ! La vie serait ténébreuse sans vous ! En plus « coronavirulente ».<br />
La Rédaction<br />
Le Point</p>
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		<title>Institut Universitaire de Gestion- I.U.G : Orabank et le Directeur Badra Macalou défient le Procureur Kassogué !</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 01:37:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après une courte période d’accalmie, le ‘’feuilleton I.UG’’ reprend de plus belle. D’abord avec une Assemblée conjointe SNESUP-SNEC qui a&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après une courte période d’accalmie, le ‘’feuilleton I.UG’’ reprend de plus belle. D’abord avec une Assemblée conjointe SNESUP-SNEC qui a débouché sur une grève de 72 heures (8-10 février 2021) , suivie automatiquement d’une autre grève de 5 jours, donc du 11 au 17 février. Entre autres motifs du débrayage, la décision unilatérale du directeur de l’I.U.G (et non D.G , titre qu’il usurpe puisqu’il n’est qu’un simple directeur nommé par arrêté ministériel) Badra Macalou d’annuler le test d’entrée à l’I.U.G, la non application par le recteur Balla Diarra des procès verbaux de conciliation, le non paiement des heures supplémentaires ainsi que de plusieurs autres dus et acquis (honoraires des cours du soir, primes de 13ième mois, entre autres .<br />
Coup de tonnerre !<br />
Au moment ou l’institut observe deux mouvements de grève devant déboucher à priori, sur une grève illimitée, les syndicalistes tombent sur un document de versement de frais d’un auditeur à Orabank. Quel scandale ! Et surtout quel déni de l’autorité de l’Etat, à la fois du directeur Macalou, mais aussi et surtout de la très culottée Orabank. En effet, depuis sa nomination à la tête de l’I.U.G qu’il voudrait, dit-on, détruire, au profit d’intérêts personnels et privés (écoles privées concurrentes notamment), le directeur Macalou s’était permis d’ouvrir un compte privé à la banque commerciale Orabank pour accueillir les fonds d’inscription à l’ I.U.G , et surtout aux cours du soir et autres cours délocalisés dans certaines régions et préfectures (Kayes, Mopti, Sikasso, San, Bla, Koutiala) , une sorte d’université ambulante avant l’heure, et ce,, pour assurer la formation continue des fonctionnaires et autres agents souhaitant approfondir leurs connaissances, mais ayant des contraintes liées à leurs occupations du jour. L’ouverture de ce compte défiant les textes de l’Etat qui exige que les fonds publics soient domiciliés au trésor public ou dans une banque ou structure étatique. Ayant constaté la pratique de plus en plus fréquente de la part de responsables véreux, l’ancien ministre des Finances, Dr Boubou Cissé, avait rappelé lesdites dispositions à tous les responsables. La lettre de Boubou Cissé en son temps avait été relayée par son collègue de l’Enseignement supérieur au recteur d’alors de l’Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako, (USSGB), Pr Samba Diallo. Lequel, à son tour, par l’intermédiaire de son Secrétaire Général avait, selon nos sources, transmis ledit document au directeur Macalou, lui demandant de se conformer aux testes. Peine perdue. Macalou les a complètement ignorés, avant d’être à nouveau rappelé à l’odre. Rien à faire ! Quel culot ! Mais surtout quelle irresponsabilité des supérieurs ! Où mieux quelle complicité de ses supérieurs ? En effet, comment quelqu’un, un simple directeur, nommé par un simple arrêté ministériel, peut-il ignorer les instructions de ses supérieurs sans aucune sanction de quelque responsable que ce soit ? Allez savoir ? De notre point de vue, il y a forcement anguille sous roche. L’évidence saute aux yeux. Ainsi Badra Macalou continuera à percevoir les intérêts sur les centaines de millions de FCFA déposés à Orabank pour le compte de l’I.U.G-UFP (Unité de formation et de production communément appelée cours du soir). Il était question de 3 à près de 4% d’intérêt. Faites vos calculs sur la base de centaines de millions de francs CFA. Le directeur Macalou étant parvenu à corrompre des éléments influents de l’ancien bureau SNESUP de l’I.U.G pour fermer les yeux sur ses agissements. Les professeurs, rapportent toujours nos sources, se sont révoltés et ont mis en place un nouveau bureau dirigé par le très bouillant Moussa Keïta, avec la bénédiction du bureau Exécutif national. Le bureau a donc porté l’affaire devant le pôle Economique et Financier du procureur Kassogué. Macalou et ses complices ont été entendus à plusieurs reprises. Macalou fût même, un certain moment supposé mis en examen. Mais quel ne fut la déception des enseignants de l’I.U.G de voir ce même Macalou les narguer au vu et au su des gardiens et autres personnels. Les enseignants étaient dépités au point de se poser des questions légitimes sur la soi-disant intégrité du procureur Kassogué. Lequel, compare un enseignant, lui a rappelé un autre procureur, Tessougué, qui avait innocenté, sous l’ère ATT, l’ancien ministre de la santé Oumar Ibrahim Touré et ses acolytes dans l’affaire du Fonds mondial, alors même que des aveux avaient été obtenus. Le même Tessougué avait remis en liberté le maire du district, Adama Sangaré, à la surprise et à l’indignation générale des Maliens. Dans tous les cas, et pour revenir à l’I.UG, la seule chose que le procureur Kassogué avait obtenu, c’était la ‘’fermeture’’, selon nos sources, du compte illégal et le transfert des fonds dans les structures publiques. Et même là, il avait fallu, nous dit-on, plusieurs injonctions. Dans un premier temps, pour détourner l’attention, Orabank , confient nos sources, avait cessé de recevoir les versements au niveau du siège, mais les agences continuaient la manœuvre frauduleuse. C’est encore le syndicat (SNESUP) qui a fait ce combat et l’a rapporté au procureur Kassogué, qui aurait donc mis en garde Orabank une deuxième fois. Depuis, l’on croyait la pratique terminée. Jusqu’à mardi dernier où les syndicalistes surprennent un bordereau de versement ( le fac similé que vous voyez). En termes clairs, Orabank et Macalou continuent de défier et même de voler l’Etat malien en toute impunité. Récemment, les deux syndicats, SNESUP-SNEC, espéraient la réouverture du dossier à la lumière des nouveaux éléments. Par ailleurs, les experts admis du conseil d’Administration de l’USSGB, lors du conseil d’université tenu le jeudi 4 février dernier, ont souhaité un audit des fonds de l’I.U.G-UFP au regard de nombreuses irrégularités et autres points d’ombre. Le directeur Macalou et son ancien comptable, Kanouté, parti à l’IER, étaient les seuls signataires pour enlever les fonds de Orabank. Le Directeur Macalou avait refusé, toujours selon nos sources, de reverser dans le compte unique de l’Université (au Trésor public) un montant de quelque 47 millions. Il se serait juré de ne jamais le faire, même si pour cela, il devait perdre son poste. Il ne l’a pas fait et il est toujours à sa place ! Voulez-vous encore des preuves d’un double jeu malin dont sont acteurs tous ces gens ? Allez savoir !<br />
Les enseignants de l’I.U.G sont convaincus maintenant d’une chose. L’I.U.G est l’objet d’un complot minutieusement organisé. Tout commence depuis la nomination par Me Mountaga Tall, alors ministre de l’Enseignement supérieur, de Badra Macalou à la tête de l’I.U.G. En effet, on ne peut, dit-on, mener une enquête de moralité sur la personne de Badra Macalou et le nommer à un poste de responsabilité. Quelques exemples suffisent à illustrer le ‘’cynique personnage’’. ‘’Lorsqu’il habitait un logement public (près de l’ECICA), il battait à sang sa première épouse au point que ses voisins ont une pétition menaçant de lui régler son compte s’il n’arrêtait pas sa ‘’bassesse’’, rapporte une connaissance.<br />
A la Flash où il avait obtenu des cours, les étudiants avaient exigé de remplacer celui qu’ils avaient surnommé le ‘’bluffeur’’, qui ne racontait que sa vie, qui ne connait rien…<br />
A l’I.U.G, il s’est octroyé des cours qu’il n’a jamais dispensés et pour lesquels il avait été payé. Avant d’être directeur de l’I.U.G, il devait une somme de 450.000 FCFA qu’il n’aurait jamais remboursé à l’UFP (cours du soir) où il avait quémandé et obtenu quelques heures de misère. Devenu directeur, Macalou a refusé une bâchée 4X4 comme véhicule de service au motif que la bâchée, c’est fait uniquement pour le champ. Oubliant que le jour où il arrivée à l’I.U.G pour la 1ère fois depuis sa nomination, ‘’ il conduisait une sorte d’antiquité qui a souillé toute la cour de l’I.U.G de ses huiles pourries’’, peste un enseignant.<br />
Avant l’I.U.G, indique un autre, Macalou avait été nommé conseillé technique au ministère de l’Emploi par Hawa Keïta, qu’il avait sollicité et qui l’avait finalement nommé parce qu’ils étaient de la même région et que Macalou était un peu son griot à qui c’était difficile de refuser quelque chose. Il n’a jamais été choisi pour ses compétences. Il n’y durera d’ailleurs pas, puisque dès l’arrivée de Iba N’Diaye, il sera remercié sans honneur ni gloire. Depuis il végétait jusqu’à ce que Me Tall, ‘’pour se venger de l’I.U.G, dont un responsable lui aurait pourtant remis indûment la somme de 80 millions lorsqu’il devait se rendre à la Mecque’’, rapportent nos sources. Très remonté contre Mountaga Tall que certains accusent même d’avoir pris de l’argent pour nommer celui qui deviendra l’enfer pour les enseignants de l’I.UG. Le test qu’il veut annuler, c’est uniquement pour gagner de l’argent avec ceux qui ont les moyens. En effet, il y a deux ans, un semblant de test avait été organisé ; ‘’Semblant’’ de test parce que Macalou était le seul à détenir le code de l’ordinateur, mais aussi la clef d’entrée dans la salle.’’ Autrefois, celui qui avait le code n’avait pas la clé de la porte d’accès. Macalou s’est approprié les deux. Et on comprend pourquoi, ‘’confie un enseignant. L’année dernière, poursuit-il, le SNESUP a boycotté le test pour protester contre le manque de transparence et l’implication de l’AEEM par le directeur Macalou qui a donc organisé à sa guise le test d’entrée faisant admettre qui il voulait « le résultat est à la mesure de la forfaiture : la plupart ne savent même pas ce qu’est un infinitif ; conjuguent deux verbes qui se suivent dans le genre : ‘’elles sont faitent’’ ; voilà la gestion de Macalou… ». Les cours délocalisés sont arrêtés à cet effet. Beaucoup d’auditeurs de l’intérieur, après avoir payé les frais et perdu des années ne savent plus où donner de la tête.’’ Il est plus facile d’étudier à l’I.U.G que d’obtenir son attestation’’, s’indigne une auditrice. Au même moment, poursuit-elle, il suffit d’avoir un bras long pour passer dans le bureau du directeur et obtenir son attestation dans les minutes qui suivent’’. Les cours sont souvent arrêtés faute de lumière pendant que deux gros générateurs achetés à des dizaines de millions sont là, sans aucune utilité : Au même moment, alors même qu’il n’y a pas assez de salles (les cours du soir dans Bamako même sont devenus des cours nomades qui se transportent d’année en année d’une école à une autre (Lycée de Daoudabougou, faculté de géographie, Institut Cheik Zayed…), le recteur Balla Diarra et ses collaborateurs voulaient s’octroyer des primes mensuelles dépassant les 300.000 FCFA . Pendant que les artisans eux-mêmes ne sont pas payés. C’est l’occasion de le rappeler, s’indigne un autre professeur : « Le professeur Dem est mort dans des conditions inacceptables. Déjà maladif, il avait fait des mois sans être payé par le rectorat. Moi je suis fonctionnaire et ai un avantage que lui n’avait pas. Jai l’habitude de lui donner la misérable somme de 500 FCFA parce que ce jour j’étais moi-même fauché. Peu de temps après, il décédait. Comment dissocier sa mort de son travail, du traitement qu’il subissait…Oui, tout décès relève de Dieu. Mais Dieu n’exclut pas les circonstances. Donc personnellement, je suis convaincu que la mort de Dem, quoique déjà maladif, n’est pas étrangère au cynisme du recteur Balla Diarra, de ses collaborateurs, de Macalou, etc.<br />
Au-delà des revendications ponctuelles, le projet des deux syndicats, SNESUP-SNEC, c’est de demander aux autorités dont ils ne mettent pas encore en doute le patriotisme, de sortir carrément l’I.U.G du giron universitaire afin qu’il devienne une grande école, un vrai institut dont la formation spécialisée est toujours meilleure à la formation générale dans les facultés. L’ex Ecole des Hautes Etudes Pratiques (EHEP) veut tout simplement retrouver son lustre d’antan, quelqu’en soit désormais le prix. A bon entendeur…<br />
Sory Haïdara</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>CRISE PROFONDE A L’I.U.G : L’APPEL DE PIED DES TRAVAILLEURS  A L’ATTENTION DES AUTORITES DE LA TRANSITION.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2021 08:54:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La session du Conseil de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) s’est tenue le jeudi 04&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La session du Conseil de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) s’est tenue le jeudi 04 février 2021. Il s’agit en fait d’un conseil des funérailles de l’IUG.<br />
En effet, le Conseil de l’Université est l’instance suprême de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako. Parmi les points à l’ordre du jour, figurait « l’harmonisation des primes et indemnités » allouée aux responsables et agents des différentes structures ainsi que du rectorat de ladite université. Les propositions du rectorat sont listées comme suit : M. le recteur 330 000 FCFA, vice-recteur 300 000 FCA, le segal du rectorat 290 000 FCFA, entre autres. Toutes ces sommes seront payées sur les ressources propres de l’USSGB. L’IUG fournit 80% de ces ressources propres de l’USSGB.<br />
Il s’agit pour le Recteur de l’USSGB et son financier de s’accaparer officiellement, à travers une décision du Conseil d’Université, les ressources propres internes de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), générées à travers ses formations payantes dénommées « Unité de Formation et de Production », l’UFP, communément appelée « les cours du soir de l’IUG ».<br />
Cette manœuvre ne date pas d’aujourd’hui. Elle a commencé en 2014 avec l’arrivée d’un certain Traoré comme Chef des services financiers du rectorat de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion (USSGB). A son arrivée à la tête des services financiers du rectorat, la clé de répartition des ressources générées par l’UFP était contenue dans une décision rectorale de 2014 modifiant une décision antérieure. En faisant fi de cette décision consacrant la clé de répartition des ressources générées par l’UFP, M. Traoré apercevait bien avant les responsables du rectorat un moyen rapide de s’enrichir illicitement. Ayant dépossédé l’agent comptable de l’IUG de ses prérogatives, il a fait main basse sur la manne financière de l’UFP. Pire, M. Traoré a réussi à embarquer le recteur d’alors dans son projet. Quant au directeur par intérim de l’IUG, M. BAH aujourd’hui vice-recteur de l’USSGB, il avait une disposition naturelle à accompagner le projet pour deux raisons. La première raison est que depuis qu’il avait été nommé directeur par intérim de l’IUG, il s’était permis de s’arroger des primes d’un montant de plus de 600 000, du moins celles qui figuraient sur les papiers comptables. Le comité SNESUP de l’IUG s’est battu pour la réduction de ces primes, et dès lors le directeur par intérim a nourri une haine viscérale contre les enseignants. La deuxième raison est que Monsieur BAH s’est battu pour être confirmé comme directeur général de l’IUG, car ayant pris goût à l’argent facile qu’il s’octroyait sur la sueur des enseignants et des agents administratifs et techniques.<br />
Ayant compris l’intention des responsables du rectorat, en complicité avec la direction de l’IUG, de les spolier des ressources qu’ils génèrent en interne en vue de l’amélioration des conditions de travail et de vie des agents de l’institution, les enseignants entamèrent un bras de fer avec la hiérarchie. Pendant quatre mois consécutifs, des grèves intempestives paralysent l’IUG au vu et au su des hautes autorités « politiques » du pays.<br />
Telle une malédiction, les problèmes de l’IUG s’envenimèrent avec l’arrivée du nouveau directeur en 2016.<br />
En effet, depuis l’arrivée de M. MACALOU, il n’y a aucune vision pour la formation et de façon générale pour le pédagogique. Tout est tourné vers l’argent. On observe :<br />
&#8211; Un désintérêt total du directeur de l’IUG aux cours du jour, se traduisant par : aucune initiative de performance, une méconnaissance totale du fonctionnement des cours du jour, aucune relecture des programmes, aucune considération à l’endroit des Chefs de DER…<br />
&#8211; Un intérêt total porté sur le test d’entrée à l’IUG et le DUT, car ces évènements génèrent beaucoup d’argents.<br />
&#8211; Une dégradation des infrastructures : piteux état des salles de classes, pas de table-bancs n’eût-été la revendication insistante du comité syndical….<br />
&#8211; Les projets de budget sont élaborés sans tenir compte des préoccupations de l’IUG. Par exemple, dans le document de projet du budget 2019 de l’IUG, les primes et indemnités de responsabilité de l’UFP s’élevaient à 129 millions. Après observations du syndicat, le montant a été réduit à 77 millions, ce qui a d’ailleurs été adopté malheureusement par le conseil de l’université.<br />
En 2016, le rectorat s’est permis de relire la décision de 2014 portant organisation et fonctionnement de l’UFP à l’insu des enseignants de l’IUG. Mais, malgré cela, ils n’ont pas réussi à changer la clé de répartition, qui est même devenue plus précise dans la décision n°2016-0312/USSGB/R-SG. En effet, la nouvelle clé de répartition se présente comme suit : A COMPLETER !‼<br />
Mais, les choses empirent lorsque le nouveau recteur de l’USSGB prit fonction en 2019.Après tant de grèves intempestives et de nombreuses commissions de conciliations, le comité SNESUP de l’IUG et le rectorat et l’USSGB sont enfin parvenus à un accord. En effet, dans le PV de conciliation du 27/01/2019, la conclusion est la suivante : il s’agit là de mettre à la disposition de l’UFP sa part et de donner la délégation de gestion au Directeur de l’IUG.<br />
Si le bras de fer entre le SNESUP/IUG et le rectorat de l’USSGB avait perduré, et s’était envenimé avec l’arrivée du nouveau recteur, depuis 2020 il ne s’agit ni plus ni moins que d’un refus d’appliquer les recommandations du PV de conciliation du 27/01/2019, adossées à la décision n°2016/USSGB/R-SG<br />
D’ailleurs, plus qu’un refus d’application du PV, il s’agit aussi d’un refus d’obtempérer aux instructions de sa hiérarchie. En effet, l’ancien Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr FAMANTA, dans l’intention de trouver une solution définitivement au problème de l’IUG, avait souhaité rencontrer les protagonistes. Etaient présents à cette rencontre le Ministre et son Chef de cabinet, le recteur de l’USSGB, le directeur de l’IUG, le Secrétaire général du BEN-SNESUP et le Secrétaire général du comité SNESUP de l’IUG. La rencontré a été focalisée sur un seul point : l’application du PV de conciliation du 27/01/19. Au lieu de cela, il avait été rapporté au Ministre que les enseignants de l’IUG demandent l’ « autonomie » de l’UFP pour se partager les sous. A la fin de la rencontre, le Ministre a donné l’instruction au recteur de l’USSGB d’appliquer le PV de conciliation. Le suivi du processus était assuré par un conseiller du Ministre, auquel le vice-recteur s’est permis, lors d’une rencontre, de dire que tant qu’il est vice-recteur, rien se sera appliqué et l’IUG n’aura jamais la paix.<br />
C’est donc sur fond de tension que se tiendra le Conseil d’Université le 04 février. Pour rappel, les ressources de l’USSGB proviennent de trois sources : les subventions de l’Etat, le financement extérieur et les ressources propres. Ces dernières sont principalement constituées des ressources propres générées par les différentes structures à travers leurs formations payantes. La contribution de l’Unité de Formation et de Production (UFP) de l’IUG représente à elle seule près de 90% des ressources propres de l’USSGB. Avant ce projet d’harmonisation des primes et indemnités, chaque structure payait à ses responsables et agents des primes et indemnités à partir de ses ressources propres internes. Mais puisque les ressources propres internes de l’IUG contribuent chaque année à plus de 500 000 000 FCFA aux ressources propres de l’USSGB, alors l’idée est venue de hausser les primes et indemnités de toute l’université au détriment des créateurs de cette richesse. Il ne s’agit de rien d’autre que d’un partage de la manne financière générée par les enseignants de l’IUG. Par une lutte syndicale de longue haleine, ceux-ci ont réussi à obtenir un certain nombre d’acquis parmi lesquels, le paiement d’une gratification pour les fêtes religieuses (Ramadan, Tabaski, Noël et Pâques) et une prime de 13ème mois. Quoi de plus normal pour des travailleurs qui génèrent des centaines de millions de francs CFA deressources propres internes. Les gestionnaires des ressources humaines parleront d’intéressement et departicipation, deux dispositifs visant à récompenser les salariés pour la réalisation d’une performance collective et/ou des résultats. Mais depuis l’arrivée du nouveau recteur, ces avantages sont suspendus sous prétexte que « le nouveau contrôleur financier leur a intimé l’ordre de ne rien payer jusqu’au nouveau conseil de l’université. Sur un plan administratif, un subordonné peut-il intimé un ordre à son supérieur ?<br />
Il faut souligner que la lutte des comités syndicaux de l’IUG va au-delà de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs de l’IUG. Il s’agit aussi d’une lutte pour l’amélioration des conditions de travail. Avant l’arrivée de M. Traoré à la tête des services financiers du rectorat de l’USSGB, de nombreux investissements étaient réalisés avec les ressources générées par l’UFP : construction d’un amphi, une salle de professeurs, acquisition d’équipements et de matériels didactiques, financements de bourses d’études des étudiants et de formation des enseignants, etc.<br />
Paradoxalement, l’UFP, c’est-à-dire les cours du soir de l’IUG, génère annuellement des centaines de millions de FCFA, les cours à distance génèrent pas moins de 200 millions également, mais depuis 2014, aucun investissement en infrastructure n’a été réalisé. Pourtant, c’est le Directeur général lui-même qui clame partout que l’UFP a plus du milliard dans son compte. Pire, depuis 2016, les honoraires des cours de l’UFP et des Cours Délocalisés (dans les régions) sont payés avec un minimum de 4 mois de retard, alors qu’avant 2016, ils étaient payés au plus tard le 05 du mois suivant. Où va donc l’argent de l’UFP ?<br />
Une question qui peut trouver sa réponse dans la complicité entre le directeur de l’IUG et le Chef des services financiers du rectorat dans l’ouverture d’un compte parallèle à Orabank. Après de multiples correspondances au rectorat pour la fermeture de ce compte, et face à l’inertie et au silence de celui-ci, le syndicat a alors saisi le pôle économique. Un dossier qui ne semble pas encore fermé à cause de nouveaux rebondissements. En effet depuis quelque temps, est né un conflit entre le directeur de l’IUG, Dr Badra Macalou, et le recteur de l’USSGB, Pr Balla Diarra,autour d’un compte caché à la BDM que l’un voulait s’accaparer à l’insu de l’autre. En plus, le recteur accuse le directeur de l’IUG d’avoir détourné plus de 80 000 000 FCFA.<br />
La réponse à la question pourrait venir également du démantèlement du réseau mafieux qui s’est organisée autour des ressources de l’UFP depuis de longues années. Ce réseau s’étend de l’IUG au cabinet du ministre de tutelle. En effet, combien d’argent cet ancien Secrétaire général, Pr Massa Makan DIABATE du rectorat de l’Université de Bamako a-t-il réclamé et reçu pour fermer les yeux sur la déperdition des ressources par l’actuel vice-recteur quand il était directeur par intérim de l’IUG. Devenu conseiller au MESRS, l’ancien Secrétaire général du rectorat n’a fait qu’étendre le réseau mafieux au cabinet du Ministre. Et la relève est assurée malgré son départ à la retraite. Il n’est un secret pour personne que chaque mois, une enveloppe est adressée au Chef de cabinet actuel du Ministre de tutelle, M. Magassouba. Un monsieur connu dans la haute administration pour son penchant à exercer une influence sur les fournisseurs mais aussi sur les responsables des structures relevant de son ministère. Voilà pourquoi il était surnommé monsieur 10% quand il était Chargé de mission très contesté de Tereta au super ministère. Fort de son titre politique de responsable de la jeunesse RPM, Monsieur le Chargé de mission, actuellement Chef de cabinet du MESRS est un véritable business man. Rien qu’à faire un tour à Niamana pour voir la maison faramineuse et cossue qu’il a construite, soi-disant à partir de ses seules rémunérations de Chargé de mission et de Chef de cabinet. La rémunération d’un chargé de mission ou d’un Chef de cabinet n’est-elle pas connue ?<br />
Il est grand temps que les plus hautes autorités prennent à bras le corps le problème de l’IUG, l’un des fleurons de l’enseignement supérieur au Mali, aujourd’hui dans l’agonie. Ceci est d’autant plus justifié que la refondation de l’école malienne fait partie de la feuille de route de la transition. Il urge également que le pôle économique et financier rouvre le dossier de l’IUG pour prendre en compte les nouvelles évolutions.<br />
Pour terminer, au regard de tout ce qui arrive à l’IUG, ex-EHEP, tout porte à croire qu’un sournois complot vise le fleuron de l’école malienne, dont de personnes haut placées tirent les ficelles.<br />
SNESUP-SNEC I.U.G</p>
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		<title>L’I.U.G dans la tourmente !: Les Comités syndicaux menacent d’aller en grèves!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mali Scoop]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 01:20:32 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’institut Universitaire de Gestion (IUG), l’un des fleurons de l’enseignement supérieur au Mali, est véritablement agonisant. De 2016 à nos&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’institut Universitaire de Gestion (IUG), l’un des fleurons de l’enseignement supérieur au Mali, est véritablement agonisant. De 2016 à nos jours, la situation y va de mal en pis. Ce qui l’a positionné aujourd’hui au bord du gouffre. Que de grèves, que de conciliabules, de tentatives de conciliations ou de promesses non tenues ? Que de PV de conciliation mais jamais appliquées ?<br />
C’est pour parer au pire, dans l’espoir de résoudre pacifiquement la crise latente que les Comités du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP) du Syndicat National de l’Education et de la Culture (SNEC) de l’IUG ont organisé, lundi dernier , dans la grande salle de conférences Général Koumaba, une Assemblée Générale. C’était sous l’égide conjointe des Secrétaires Généraux de deux sections locales, Moussa Kéïta (SNSUP) et Aly Koné (SNEC) et en présence massive des Chefs de Départements et plusieurs Délégués attitrés. A l’ordre du jour de cette forte mobilisation, il y avait trois points essentiels plus un volet de Divers. Il s’agit, au premier point, de la nouvelle modalité d’organisation du test d’entrée 2020-2021 par la Direction de l’IUG ; au deuxième point, de la Gestion de l’UFP de l’IUG selon le dernier PV de conciliation et, en troisième point, des Heures supplémentaires plus les Divers. Et, celui qui est accusé en premier lieu d’être à l’origine de tous ces maux et risques graves qu’endure cette brillante école nationale n’est autre que l’actuel Directeur, Badra Alou Makalou.</p>
<p>Le lundi, 25 janvier 2021, les comités du SNESUP et du SNEC de l’IUG de Bamako, ont tenu une grande Assemblée Générale, dans leur école. C’est autour de trois pertinents points à l’ordre du jour liés tous à la situation de ce prestigieux Institut de formation national voire africain. Situation devenue de plus en plus préoccupante mais négligée par les Décideurs politiques de ce pays.<br />
En effet, concernant le premier point, il a été révélé que le Directeur de l’IUG, Badra Alou Makalou, vient de décider unilatéralement à ce que désormais l’entrée à cette brillante école soit limitée, cette année, à un simple acte de candidature en ligne pour les candidats aux tests. Les raisons avancées par lui seraient les suivantes : &#8211; Le quotidien national « L’ESSOR, dans l’une de ses parutions, a dénoncé le fait que le Comité AEEM de l’IUG prenait de l’argent aux candidats au test d’entrée à l’IUG lors du dépôt des dossiers ; &#8211; Et la COVID 19 ».<br />
Or, selon les Responsables des deux sections syndicales locales, quant à la première raison, l’implication de l’AEEM dans les activités pédagogiques de l’IUG c’est le Directeur Badra Macalou, lui-même, qui est à sa base. « Au début, les Anciens de l’IUG ont tout fait pour qu’il n’aille pas dans ce sens, mais le Directeur a refusé », lit-on dans une note technique fournie par les organisateurs de la présente AG. Et d’ajouter, Dr Macalou étant incapable de gérer son personnel, n’a trouvé d’autres stratégies que d’utiliser l’AEEM contre ce dernier. En rappel, les organisateurs rapportent que lors de son premier test, en 2016, l’année à laquelle il a été affecté à la tête de cet Institut, il a même confectionné des T-shirts pour l’AEEM et leur a donné un rôle très important dans l’organisation du test. C’est l’AEEM qui devait d’abord valider les dossiers de chaque candidat pour qu’après le service compétent puisse passer à l’opération de saisie. « Le personnel (administratif ou enseignant) était systématiquement enlevé d’une commission s’il lui venait de signaler un sale comportement d’un membre de l’AEEM envers les candidats », déplore-t-on.<br />
Ainsi, l’année suivante, en 2017, l’Administration, à travers son Directeur Badra Macalou, est allée jusqu’à faire des imprimés du modèle de demande pour l’AEEM et, de surcroit, avec un cachet sur ces papiers. Pour la deuxième, raison, à savoir celle relative à la COVID 19, les organisateurs signalent qu’aucune mesure barrière n’est respectée à l’IUG. «Macalou ne pense qu’à sa propre santé. Pour rappel, à un moment donné, il a demandé à son chauffeur de rester à la maison pour des raisons de Covid-19 pendant qu’il y a des Bureaux à l’IUG où trois personnes utilisent le même ordinateur. Comment comprendre qu’à l’IUG à présent il n’y a eu aucune distribution officielle de masques ou de gèles », déplore-t-on encore.<br />
Par rapport au test, il est à noter qu’un Arrêté de 1997 qui fixe les conditions d’accès à l’IUG dont le test. Ce texte n’est pas abrogé. Présentement, toutes les structures d’Enseignement Supérieur où il y a des tests d’entrée n’ont pas connu de changement de mode de candidature. « Voilà la question qu’on se pose à l’IUG pourquoi ce traitement sélectif. Même la structure qui doit nous vendre le logiciel n’utilise pas ce produit pour gérer son test. Nous trouvons que les règles du jeu ne doivent pas être changées en plein jeu », expliquent-ils.<br />
Pour le 2e point à l’ordre du jour, celui portant ‘‘Gestion de l’UFP de l’IUG’’, on avance l’application du PV de conciliation du 27 janvier 2020. Dans le cadre de la gestion du préavis de grève du Comité SNESUP de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), déposé le 14 janvier 2020, la commission de conciliation avait recommandé à ce que la part de l’UFP reste dans son compte et qu’une Délégation de gestion des fonds soit accordée au Directeur de l’IUG.<br />
Il est à rappeler que cette commission de conciliation était composée du Professeur Youssouss Hameye DICKO ; de Daouda SACKO ; &#8211; du Professeur Kagnoumé Jean Bosco KONARE et du Professeur Issiaka Amadou SINGARE. Compte-tenu des avancées constatées, le comité SNESUP de l’IUG a décidé alors de suspendre son mot d’ordre de grève de 72 Heures. Les recommandations de la commission de conciliation sont consacrées par les Articles 13 et 14 de la Décision n° 2016/312/USSGB/-SG du 22 juillet 2016 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement des formations payantes non subventionnées dans les structures de l’USSGB.<br />
En termes de clé de répartition, les dispositions susmentionnées indiquent clairement ce revient à chaque Service (Services Frais d’inscription, Frais des cartes d’identité, Frais pédagogiques et du Rectorat) qui sont respectivement de l’ordre de 60 %, 90 %, 0 % IUG, 40 % 10 % et 100 %. Les conférenciers ont déploré un retard dans la mise en œuvre de ces recommandations. Ils révèlent que le Ministre sortant, Pr. FAMANTA, a lui-même organisé, en son temps, une rencontre autour de la question. Cette rencontre autour de lui, son chef de cabinet, le Recteur de l’USSGB, le Directeur de l’IUG, le Secrétaire Général du CENESUP/IUG et le Secrétaire administratif du SNESUP/IUG, s’est tenue dans la salle de réunions du MESRS, précisément le 10 février 2020, soit deux semaines après la conciliation. Lors de cette rencontre, le Ministre Famanta, après avoir pris connaissance de la décision 2016 fixant organisation et fonctionnement des formations payantes non subventionnées dans les structures de l’USSGB et du PV de conciliation du 27 janvier 2020, a instruit au Recteur de procéder illico-presto à la mise en œuvre des recommandations dont l’application a été renvoyée aux calendes grecques. C’est après cette rencontre qu’un Conseiller technique au MESRS a été désigné par le Ministre Pr. Famanta pour suivre le dossier. « Il nous plaît de signaler à ce niveau, qu’une réunion de travail a eu lieu entre le SNESUP/IUG (à travers son SG et le secrétaire administratif) et le conseiller technique GUINDO », confient-ils<br />
Ensuite, le SNESUP/IUG et le MESRS sont restés en contact permanent jusqu’au mois de mars, où l’apparition de la maladie à coronavirus a provoqué l’arrêt des échanges. Les Responsables des deux sections syndicales se sont félicités de la qualité des échanges passés avec le MESRS ; car, il y avait eu lueur d’espoir ont toujours donnée de au niveau du SNESUP/IUG concernant la mise en œuvre du PV de conciliation du 27 janvier 2020. «Il nous semble évident que n’eurent été la fermeture des classes pour raison de la Covid 19 et, les événements du 18 août 2020, cette situation aurait connu son épilogue. Car, l’application des recommandations du PV du 27 janvier 220 permettra à l’IUG de renouer avec son histoire », nous a-t-on précisé. Ce, tout en rappelant que la Coopération Canadienne avait accepté de mettre à la disposition de l’IUG leur expertise en matière de formation continue génératrice de revenus constituant des fonds propres de l’établissement afin que celui-ci s’affranchisse de certaines contraintes financières de l’Etat. Ainsi, l’ouverture d’une cellule de formation continue pour financer un plan de développement décennal de l’IUG a vu le jour ainsi. Quatre missions furent assignées à cette cellule dont sa contribution à : « &#8211; L’amélioration des conditions vie des enseignants ; &#8211; L’amélioration des conditions d’études à l’IUG ; &#8211; La contribution au budget de fonctionnement de l’IUG ; &#8211; L’amélioration des conditions des travailleurs de l’IUG. Avec les fonds générés ». C’est ainsi que l’UFP a procédé à des aménagements d’espaces qui ont permis d’augmenter considérablement les capacités d’accueil de l’IUG avec la restauration de quatre salles de cours, d’une salle des Professeurs, de six Bureaux de Chefs de DER, de Bureaux pour le Responsable de l’UFP et ses collaborateurs ainsi qu’un mini amphithéâtre de trois cents places ; à l’achat des meubles et d’équipements de Bureaux ; à l’accord des Bourses ou des Aides à certains Etudiants ou Professeurs , dans le cadre de la formation des formateurs, ou la préparation des Diplômes (DEA, Master ou Doctorat) à l’étranger. Toujours avec les fonds générés, l’IUG a effectué, bien avant le Département de tutelle, une Décentralisation de la formation universitaire au Mali avec l’organisation des cours à distance dispensés dans cinq centres. A savoir à Sikasso Koutiala, Kayes, Mopti et San.<br />
De 2014, année de transfert de la Gestion de l’UFP au Rectorat, à nos jours, les réalités en termes d’acquis ne sont pas les mêmes. Il convient de préciser que l’UFP qui est leader en matière de délocalisation des cours a pratiquement perdu tous ses auditeurs dans les Régions au profit des structures privées. Cela s’explique par la lourdeur administrative imposée dans le décaissement des fonds. D’où, les cours ne démarrent pas à temps et les auditeurs font vingt mois dans la même classe. Face à ses problèmes, les Etudiants préfèrent s’inscrire ailleurs. Sur un autre registre, les Enseignants évoluant à l’UFP, sont payés six mois après leur prestation. Comme c’est le cas maintenant, les Enseignants sont à l’attente du paiement des heures effectuées depuis plus de trois mois. D’après nos informations, ces paiements sont bloqués à cause du conflit qui existe présentement entre le Recteur de l’USSGB et le Directeur de l’IUG, Dr Badra Macalou. C’est, nous précisa notre source, autour d’un fonds de l’IUG caché à la BDM que l’un voulait s’accaparer à l’insu de l’autre. Du coup, toutes les activités d’inscription et de paiement d’arriérés des frais d’études sont arrêtées à l’IUG par manque de quittanciers. Le Recteur aurait refusé de fournir de nouveaux quittanciers sous prétexte que Macalou a refusé de virer le fonds logé à la BDM au compte unique du Trésor. Les contractuels utilisés par l’UFP connaissent eux-aussi des retards dans le paiement de leurs salaires. Et pourtant l’UFP ne souffre d’aucun problème de trésorerie. La gestion de l’UFP par le Rectorat est un problème récurrent ; car, le Comité SNESUP de l’IUG et le Rectorat sont à nième conciliations et la quatrième après qu’un Accord a été trouvé lors de la conciliation du 28 mars 2018.<br />
Par rapport au troisième point, il s’agit des heures supplémentaires de l’année universitaire 2019-2020. Là, également, le Rectorat veut changer les règles du jeu pendant le jeu. Au début le Rectorat avait alloué à l’IUG sur son Budget de 2020 un montant par rapport à l’exécution de ces Heures supplémentaires. Mais, après, le même Rectorat informe les Enseignants à travers la Direction de l’IUG qu’il ne sera pas capable de débloquer tout le fonds initialement alloué à l’IUG mais la moitié. Les Enseignants aussi n’ayant pas d’informations sur le paiement du reliquat, c’est-à-dire l’autre moitié, ont rejeté cette nouvelle proposition du Rectorat.<br />
Au regard de tout ce qui précède, les Syndicalistes sont parvenus à la conclusion selon laquelle qu’à l’IUG, il y a un complot contre cet Institut dont le Recteur et l’actuel Directeur de l’IUG sont les principaux acteurs. « Ils agissent ensemble quand cela les arrange, mais, souvent, en rangs dispersés quand quelqu’un trouve que ses intérêts sont menacés. Il est alors grand temps que les Autorités actuelles prennent leurs responsabilités pour mettre fin à cette politique de gestion sur fond de détournement des ressources budgétaires afin que l’IUG puisse retrouver ses lettres de noblesse d’antan. En tout cas, les comités syndicaux SNESUP et SNEC de l’IUG restent déterminés. C’est pour cela, ils lancent un préavis de grève de 72 heures à compter du 8 février 2021 puis de 5 jours à partir du 11 février 2021 si les points mentionnés ci-haut ne sont pas satisfaits.<br />
H.D.</p>
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